Par Serge Mavungu
Dimanche 19 avril 2026, l’église de Mangembo, à Bandalungwa, a reçu un fidèle pas comme les autres. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, notable de la commune, a assisté au premier culte conduit par le Révérend Pasteur Espérance Mbakadi, au siège de la communauté. Une présence qu’il a voulue spirituelle autant que citoyenne.
Face aux fidèles, le membre du gouvernement a été clair : rien n’est dû au hasard. « Je me devais de venir, non pas par hasard, car je ne crois pas au hasard, mais parce qu’il y a une volonté divine derrière cette rencontre », a-t-il déclaré. Notable du quartier et homme de foi, Patrick Muyaya est venu chercher « un nouveau déclic » dans une église dont il dit avoir suivi l’évolution. « C’est un quartier que je connais très bien. J’ai été impressionné par l’évolution de cette église, notamment sa capacité d’accueil que je n’observe presque nulle part ailleurs dans Bandalungwa », a-t-il confié.
Le ministre a salué les efforts faits pour améliorer les conditions d’accueil des fidèles et a appelé à une dynamique collective : « Bâtissons Sion, pierre par pierre, cœur par cœur ». Il a promis d’y apporter sa « modeste contribution ». À la jeunesse, il a rappelé la force de la foi face aux défis du pays : « La foi donne la capacité de soulever des montagnes. Elle nous permet de considérer les épreuves non pas comme des obstacles insurmontables, mais comme des opportunités qui façonnent de grands hommes ».
Évoquant le parcours du Révérend Pasteur Espérance Mbakadi, il a souligné la puissance de la persévérance : « Beaucoup n’auraient peut-être pas cru à ce chemin, mais aujourd’hui, les résultats sont visibles ». Patrick Muyaya a annoncé son intention de revenir régulièrement aux cultes, pour « être édifié par la parole de Dieu » et soutenir les actions de la communauté. Il était accompagné du député provincial élu de Bandalungwa, Jared Phanzu.
Avant de quitter l’assemblée, le ministre a salué les prières élevées pour la paix en République démocratique du Congo. Il a rappelé le rôle de la foi dans la cohésion nationale et évoqué le chef de l’État, présenté comme « un chrétien assumé », appelant à l’unité spirituelle autour de la paix et de l’espérance.