Hold-up constitutionnel en RDC : L’ascenseur politique ne sera pas bloqué par Tshisekedi (Tribune)

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Nharly Amisi, Coordonnateur du PPRD Schengen
Nharly Amisi, Coordonnateur du PPRD Schengen

Tribune de Nharly Amisi

Assez ! L’ascenseur politique doit rester libre et doit pouvoir remonter jusqu’au vingtième étage que l’ancien président Joseph Kabila a laissé. Le président Félix Tshisekedi n’a aucun droit de le bloquer au rez-de-chaussée pour s’éterniser au pouvoir. Les manœuvres actuelles pour modifier la Constitution et s’offrir un troisième mandat sont une insulte grave à la démocratie congolaise, un mépris total du peuple souverain et une trahison pure et simple des promesses de 2018.

Ce n’est plus une simple « velléité », c’est un projet autoritaire assumé. Après sept ans d’un bilan catastrophique,insécurité galopante à l’Est, à l’Ouest, au Sud et au Nord, pillage continu des ressources naturelles, corruption endémique et misère qui ne cesse de s’aggraver, le pouvoir UDPS veut changer les règles du jeu parce qu’il sait pertinemment qu’il sera balayé aux urnes en 2028. Plutôt que d’accepter le verdict populaire, Tshisekedi préfère violer l’article 220 de la Constitution, ce verrou sacré contre les présidences à vie que les Congolais ont arraché de haute lutte après des décennies de dictature.

Si vous avez si bien dirigé, pourquoi avez-vous si peur de partir ?

C’est la question qui tue. Un vrai leader qui aurait redressé le pays ferait confiance à son bilan et à son camp pour continuer le travail. Mais non : Tshisekedi et ses proches préfèrent s’accrocher au fauteuil par tous les moyens, révélant ainsi leur échec cuisant et leur profond mépris pour les institutions républicaines. « Le peuple le demande », disent-ils ? Contrevérité manifeste ! Avec une administration aux ordres, des médias sous contrôle et des milliards publics dilapidés, ils préparent un simulacre de référendum. L’Afrique a déjà vu ce film : Mobutu, Déby et tant d’autres. Les résultats sont toujours les mêmes : stagnation, répression et exil forcé des opposants.

Cette tentative de coup de force constitutionnel est un danger mortel pour la RDC. Elle bloque l’ascenseur au rez-de-chaussée, loin du vingtième étage laissé par l’ancien président Kabila, privant des millions de jeunes Congolais talentueux, ambitieux et pleins d’idées. Ils sont condamnés à regarder une élite vieillissante et essoufflée s’incruster au pouvoir. Cette manœuvre alimente la frustration populaire, risque d’embraser tout le pays et offre sur un plateau des arguments aux groupes armés qui sévissent particulièrement à l’Est. Comment oser encore parler de souveraineté nationale quand on prépare tranquillement la confiscation du pouvoir ?

Nous disons clairement :
NON à la modification ou au changement de la Constitution !
NON à la présidence à vie déguisée !
NON au recyclage des vieilles pratiques mobutistes sous un vernis d’« Union Sacrée » !

Le Congo n’appartient pas à un homme, ni à une famille, ni à un clan. Il appartient au peuple congolais.

Tshisekedi a encore le temps de sauver les apparences en renonçant publiquement à ce projet funeste et en préparant une alternance digne et pacifique. Sinon, l’histoire le jugera sans complaisance comme un dirigeant qui aura trahi la démocratie qu’il prétendait incarner.

L’ascenseur doit remonter, sinon le peuple le remontera de force. La relève est prête, déterminée et nombreuse. Le peuple congolais ne se laissera pas voler son avenir.


Le Congo d’abord, pas les ambitions personnelles !

Nharly AMISI KM
Coordonnateur de la diaspora PPRD/Europe et S.E.F PPRD/France.

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Mardi 26 mai 2026 - 12:38