Par Don Benjamin Makolo
Le secrétaire général de l'UDPS, Augustin Kabuya, s'est exprimé devant les combattants de son parti dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux. Au cours de son intervention, il a réagi à une plainte déposée contre le président de la République, qu'il qualifie de « non-événement » et de « distraction » orchestrée, selon lui, sur instruction du président rwandais Paul Kagame.
S'exprimant principalement en lingala, Augustin Kabuya a estimé qu'il était incompréhensible que des personnes qu'il accuse d'avoir commis des exactions dans l'Est du pays puissent, selon ses propos, traduire le chef de l'État en justice.
« Ceux qui ont violé vos enfants et pillé vos biens trouvent malgré tout le courage de vous traduire devant la justice. Le président de la République est notre père. C'est lui la victime. Ce sont ses enfants, nos frères et sœurs de l'Est, qui ont été violés », a-t-il déclaré devant les militants.
Poursuivant son intervention, le secrétaire général de l'UDPS a affirmé que cette initiative judiciaire viserait à détourner l'attention et à soutenir le président rwandais Paul Kagame, qu'il accuse d'être à l'origine de cette démarche.
« Il s'agit d'une distraction montée sur instruction de Kagame. Comme il leur aurait demandé : "Vous ne faites rien, comment puis-je continuer à vous aider ?", ils ont décidé de déposer une plainte devant la Cour pénale internationale. C'est un non-événement qui n'aura aucun effet », a-t-il soutenu, sous les acclamations des combattants qui répondaient à chacune de ses interventions.
Interpellé par certains militants qui attendaient une réaction plus détaillée, Augustin Kabuya a indiqué qu'il ne souhaitait pas développer le sujet sur le moment.
« Je ne vais pas vous répondre maintenant. Le jour où je convoquerai une causerie morale, j'aborderai cette question », a-t-il promis, avant de reprendre avec l'assistance les traditionnels slogans « UDPS Viva ! ».
À la fin de son intervention, Augustin Kabuya a demandé à l'équipe technique de projeter les images de la rencontre entre le président Félix Tshisekedi et les confessions religieuses consacrée aux discussions sur le dialogue politique.