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Assemblées annuelles de la BAD : à Brazzaville, la RDC plaide pour un financement inclusif des femmes et des jeunes africains

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Par Patrick Kitoko

La République démocratique du Congo a pris une part active au séminaire régional de restitution et de consultations consacré aux préparatifs du troisième Sommet sur le financement des femmes et des jeunes en Afrique. Cette rencontre s’est tenue à Brazzaville, en marge de la 61ᵉ session de l’Assemblée annuelle de la BAD, Banque africaine de développement, organisée du 26 au 27 mai 2026 dans la capitale congolaise.

Mandatés par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, des experts congolais ont représenté la RDC à ces assises régionales axées sur la promotion de l’entrepreneuriat féminin et juvénile à travers des mécanismes financiers inclusifs.

Placée sous le thème : « Systèmes financiers décentralisés et entrepreneuriat des femmes et des jeunes, leviers d’autonomisation et d’insertion professionnelle », la rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et partenaires internationaux. Y ont notamment pris part des représentants du département du Développement économique, du Commerce, de l’Industrie, des Mines et du Tourisme de l’Union africaine, ainsi que des délégations gouvernementales de la RDC, du Congo et du Cameroun. Des conseils nationaux des femmes et des jeunes, des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers ont également participé aux échanges.

L’objectif principal de ce séminaire régional était la mise en place d’un fonds régional stratégique dédié au financement des femmes et des jeunes africains. Ce mécanisme devrait s’appuyer sur plusieurs instruments financiers, notamment l’épargne, les microcrédits, les subventions, les prêts concessionnels et les garanties financières.

Au nom du ministre du Commerce extérieur, la cheffe de division Intégration et Politique commerciale au sein du ministère, Florence Ngalia Dzene, a plaidé pour une approche plus inclusive du programme. Elle a insisté sur la nécessité d’intégrer les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec handicap évoluant dans le commerce informel aux frontières de la RDC avec ses neuf pays voisins.

Selon les participants, la Déclaration de Brazzaville a particulièrement insisté sur l’harmonisation des cadres réglementaires et fiscaux afin de lever les obstacles au financement inclusif et transfrontalier. Le document recommande également le renforcement des capacités institutionnelles et techniques des acteurs financiers et des bénéficiaires, notamment à travers la formation, le mentorat, la digitalisation et l’accès aux marchés.

Les participants ont enfin appelé à une mobilisation accrue des ressources régionales et internationales pour soutenir l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes dans des secteurs porteurs tels que l’agroalimentaire, le numérique, l’économie verte et l’industrie.

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Mercredi 27 mai 2026 - 21:02