Par Grevisse Tekilazaya
Les réactions s’enchaînent au sujet de la journée « ville morte » annoncée le 3 juin par l’opposition réunie au sein de la coalition anti-glissement et anti-révision constitutionnelle, C64.
Face aux appels de l’opposition, le vice-Premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a rappelé, dans une note adressée aux agents de l’administration, les principes d’apolitisme et de neutralité.
Ce principe d’apolitisme et de neutralité de l’administration publique, a-t-il indiqué, est renforcé à l’article 10 du Code de conduite de l’agent public de l’État, qui dispose :
« En raison de sa position ou de la nature de ses fonctions, l’agent public de l’État est tenu de se conformer à toute restriction imposée par la loi en ce qui concerne l’exercice d’une activité politique », peut-on lire dans ce document.
Le vice-Premier ministre insiste aussi sur les conséquences d’une telle journée sur le plan socioéconomique de la RDC.
« Lorsque la RDC connaît des journées telles que les villes mortes, les conséquences chiffrées peuvent être désastreuses. Beaucoup de gens l’oublient. Sur le plan économique, le pays perd près de 322 millions USD en une journée. Plusieurs rapports l’indiquent. Sur le plan financier, le Trésor public perd plus de 40 millions USD. Qui va payer ? s’interroge-t-il. C’est le peuple », a-t-il déclaré.
Enfin, Jean-Pierre Lihau rappelle que les fonctionnaires sont tenus de s’abstenir de participer aux activités de partis politiques, de groupements, d’organisations ou d’associations poursuivant des finalités politiques ou des objectifs attentatoires à la sécurité, à l’indépendance ou à la souveraineté nationale.