Par Grevisse Tekilazaya
L’Assemblée nationale a déclaré recevable, jeudi 11 juin 2026, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 présenté par le gouvernement de la République. À l’issue d’un débat houleux, les députés nationaux ont renvoyé le texte à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN) pour examen approfondi.
Mandaté par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a défendu ce collectif budgétaire devant la représentation nationale. Il était accompagné du ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, ainsi que du vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana.
Dans son exposé des motifs, le ministre du Budget a indiqué que cette loi de finances rectificative a été élaborée conformément aux dispositions de la loi relative aux finances publiques et aux orientations formulées par le Parlement lors de l’adoption du budget initial. Le projet tient compte notamment de l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, des performances enregistrées dans la mobilisation des recettes publiques et de l’amélioration des principaux indicateurs macroéconomiques.
Le budget rectificatif est arrêté en équilibre, en recettes et en dépenses, à près de 19,8 milliards de dollars américains. Il maintient les priorités du gouvernement, notamment dans les secteurs de la défense et de la sécurité, des infrastructures, des investissements publics, de l’emploi des jeunes et de l’amélioration des conditions sociales des populations.