Par Serge Mavungu
Le ministère de la Communication et Médias a adressé un communiqué officiel aux responsables des chaînes de télévision opérant dans la ville-province de Kinshasa, les appelant à régulariser leur situation administrative et financière dans un délai de 48 heures, sous peine de sanctions.
Dans ce document daté du 12 juin 2026, le ministère rappelle que cette mesure s’inscrit dans le cadre du respect des normes de conformité liées à l’exploitation de la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Les éditeurs de programmes hébergés au sein du diffuseur public sont particulièrement concernés par cette mise en demeure.
Les autorités indiquent que plusieurs entreprises audiovisuelles n’ont pas encore complété ou finalisé leurs dossiers financiers auprès de la commission de contrôle de conformité du ministère, condition pourtant indispensable pour continuer à opérer légalement.
Un délai de 48 heures pour régulariser la situation
Le communiqué est sans ambiguïté : les chaînes concernées disposent de quarante-huit heures pour se mettre en règle. Passé ce délai, les contrevenants s’exposent à des mesures administratives, notamment dans le cadre de la gestion et de l’attribution des fréquences numériques.
Le ministère souligne que cette démarche vise à assainir le secteur audiovisuel et à garantir une meilleure organisation de l’écosystème de diffusion numérique en République démocratique du Congo.
Plusieurs chaînes concernées
La liste publiée par le ministère comprend un grand nombre de chaînes de télévision et plateformes audiovisuelles opérant à Kinshasa, parmi lesquelles figurent notamment des chaînes généralistes, thématiques et religieuses.
Parmi les entités citées dans le communiqué figurent, entre autres, des chaînes telles que INTÉRNA, ARMIGNON, BACKSTAGE TV, BARAKA TV, BOSOLO, BRAS AFRICA, CANAL CYN, CONGO 26, CONGO WEB, JUSTICIA TV, MALUNTA, RTAS, RTK, RTLTS, ainsi que plusieurs autres opérateurs audiovisuels.
Le ministère précise enfin que les canaux devenus disponibles à la suite de cette opération seront immédiatement réattribués aux éditeurs en règle, conformément aux procédures en vigueur.
Cette initiative marque une nouvelle étape dans la régulation du secteur audiovisuel congolais, dans un contexte de transition vers la télévision numérique terrestre, qui exige une plus grande conformité technique et administrative de la part des opérateurs.