Par Grevisse Tekilazaya
Dans le cadre du contrôle parlementaire, le ministre délégué chargé des Anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a été auditionné samedi 13 juin par la Commission défense, sécurité et frontière du Sénat sur l’évolution de la situation sécuritaire à l’ouest de la République démocratique du Congo concernant le phénomène Mobondo.
Les élus, membres de cette commission, voulaient par cet exercice de redevabilité s’enquérir de la situation des ex-miliciens Mobondo dans le triangle Kinshasa-Kongo Central-Grand Bandundu, conformément à la mission confiée au ministre par le chef de l’État, celle de pacifier cette partie du pays.
Dans ses explications, ce membre du gouvernement a étayé en long et en large la genèse de ce conflit de plus de 4 ans entre Teke et Yaka, l’approche utilisée ainsi que les résultats obtenus jusque-là sur le terrain.
« Nous sommes redevables au Parlement. Voilà pourquoi nous avons été invités pour répondre à quelques questions sur la situation des Mobondo ainsi que la prise en charge des anciens combattants. C’est un exercice constitutionnel et démocratique. Nous avons répondu. La suite revient aux honorables sénateurs d’apprécier notre prestation », a dit le ministre au sortir de cette audition.
La Commission défense, sécurité et frontière du Sénat a pris note des informations fournies par cet envoyé spécial du président de la République dans le conflit au Grand Bandundu.
Ainsi fait, ce premier exercice du contrôle parlementaire auquel s’est confié le ministre délégué répond à l’une des missions des parlementaires, notamment ceux du Sénat soucieux de répondre aux grandes questions du peuple.