Par Don Benjamin Makolo
Le Sénat de la République démocratique du Congo clôture ce lundi 15 juin 2026 sa session ordinaire de mars, conformément aux dispositions constitutionnelles. Cette dernière plénière de la Chambre haute du Parlement s’annonce particulièrement chargée avec l’examen de plusieurs textes législatifs jugés stratégiques pour l’avenir institutionnel et économique du pays.
À l’ordre du jour figure notamment l’adoption du rapport de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) relatif à la proposition de loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo. Ce texte, au cœur de nombreux débats politiques ces derniers mois, vise à encadrer les modalités d’organisation des consultations référendaires sur l’ensemble du territoire national.
Les sénateurs devront également se pencher sur l’économie générale du projet de loi modifiant et complétant la loi n°17/001 du 8 février 2017 fixant les règles applicables à la sous-traitance dans le secteur privé. Le gouvernement entend à travers cette réforme renforcer davantage la participation des entreprises congolaises dans les activités économiques et garantir une meilleure protection des opérateurs nationaux.
Un autre dossier majeur concerne l’examen de l’économie générale du projet de loi sur le contenu local en République démocratique du Congo. Ce texte vise à promouvoir l’implication des Congolais dans les différents secteurs de l’économie nationale, à favoriser le transfert des compétences et à accroître les retombées économiques des investissements au profit des populations locales.
La séance sera également marquée par le discours de clôture du président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde. À cette occasion, le speaker de la Chambre haute devrait dresser le bilan de la session parlementaire qui s’achève et évoquer les principaux défis institutionnels et législatifs qui attendent le Parlement lors des prochaines échéances.
Cette plénière intervient dans un contexte politique marqué par d’intenses débats autour des réformes institutionnelles et économiques, faisant de cette clôture de session un rendez-vous particulièrement attendu sur la scène politique congolaise.