Par Serge Mavungu
Miguel Kashal Katemb a salué la promulgation de la loi sur le contenu local, qu'il considère comme une étape majeure dans la construction de la souveraineté économique de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans un message publié sur son compte X, Miguel Kashal Katemb a rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son implication dans l'élaboration de cette réforme, depuis son lancement jusqu'à son adoption définitive.
À en croire l'ancien directeur général de l'Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé, (ARSP), cette loi est le résultat d'un processus engagé en 2024 et constitue un instrument stratégique destiné à accroître la participation des Congolais dans les secteurs clés de l'économie nationale.
Miguel Kashal invite, à cet effet, l'ensemble de la population à soutenir le chef de l'État dans la mise en œuvre de cette réforme, estimant qu'elle ouvre la voie à une meilleure appropriation des richesses nationales par les citoyens congolais.
Le texte promulgué prévoit notamment l'ouverture du capital des entreprises principales aux personnes physiques et morales congolaises, avec une participation comprise entre 20 % et 30 %. Il instaure également un mécanisme permettant aux travailleurs de détenir entre 5 % et 6 % des parts du capital des sociétés qui les emploient.
Pour Miguel Kashal, cette orientation rapproche la RDC des pays qui ont fait du contenu local et de la valorisation de leurs ressources nationales un levier de développement économique. Il cite notamment les États-Unis avec le Buy American Act de 1933, l'Inde et son mouvement Swadeshi, la Chine à travers la politique de Réforme et d'Ouverture initiée par Deng Xiaoping, le Nigeria avec sa législation sur le contenu local dans le secteur pétrolier, l'Afrique du Sud et les politiques de Black Economic Empowerment, la Norvège, dont la stratégie de contenu local a accompagné l'essor de son industrie pétrolière, ainsi que le Ghana, qui a également fait du contenu local un axe central du développement de son secteur des hydrocarbures.
À ses yeux, cette réforme marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la participation des nationaux à l'économie et de consolider les bases d'un développement fondé sur les compétences locales et la valorisation des ressources du pays.