Par Patrick Kitoko
Le président de la CCU - Convention des Congolais Unis -, Lambert Mende Omalanga, a réaffirmé sa position en faveur de la possibilité de réviser la Constitution de la République démocratique du Congo, estimant que la Loi fondamentale ne saurait être considérée comme un texte intangible.
S’exprimant sur les débats politiques qui entourent l’avenir institutionnel du pays, l’ancien ministre de la Communication a déclaré que « la Constitution de la RDC n’est pas immuable ». Selon lui, empêcher le peuple congolais d’exercer son droit de la réviser ou de la modifier relève d’une « constipation mentale », une formule qui traduit, à ses yeux, le refus d’accepter les mécanismes démocratiques prévus par la Constitution elle-même.
Sur le plan sécuritaire, Lambert Mende a également soutenu que le contexte de guerre dans l’est de la RDC justifie la continuité du pouvoir en place.
« Tant que l’agression rwandaise existera dans l’est du pays, le président Félix Tshisekedi restera au pouvoir », a-t-il affirmé, établissant un lien entre la situation sécuritaire et la stabilité des institutions nationales.
Abordant la question du dialogue politique, régulièrement évoquée par plusieurs acteurs de la classe politique et de la société civile, le président de la CCU a estimé que certaines personnalités ne peuvent prétendre y participer. Sans les citer explicitement, il a fait allusion à l’ancien président Joseph Kabila et à Corneille Nangaa, ancien président de la CENI, affirmant que ces deux figures politiques, visées par des condamnations judiciaires et des sanctions internationales, ne sont pas éligibles à un éventuel dialogue.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques en RDC, marqué par les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, les appels à un dialogue inclusif lancés par plusieurs composantes nationales, ainsi que la persistance du conflit armé dans les provinces de l’est. Les prises de position de Lambert Mende s’inscrivent ainsi dans un débat qui continue de diviser la classe politique congolaise à l’approche des prochaines échéances institutionnelles.