Par Patrick Kitoko
La coopération entre les forces de sécurité et le monde académique doit occuper une place importante dans la lutte contre les nouvelles formes de criminalité en République démocratique du Congo. C’est le message porté ce lundi 7 septembre 2026 par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, à l’occasion de la Journée internationale de la coopération policière à l’Université de Kinshasa (UNIKIN).
Placée sous le thème national « Le numérique au cœur de la coopération policière », cette célébration a réuni des acteurs du secteur de la sécurité et de la communauté universitaire autour des enjeux liés à la coopération policière et aux mutations de la criminalité à l’ère du numérique.
Dans son intervention, Jacquemain Shabani a salué l’implication du recteur et de l’ensemble de la communauté universitaire dans l’organisation de cette journée, qu’il a qualifiée de hautement symbolique.
Pour le vice-Premier ministre, le rapprochement entre la Police nationale congolaise et l’université traduit une évolution majeure dans l’approche des questions sécuritaires. Les défis actuels nécessitent, selon lui, de mettre en commun les connaissances, les expériences et les compétences.
« Voir aujourd’hui la Police nationale congolaise et l’université conjuguer leurs intelligences et leurs expériences autour des enjeux de sécurité témoigne d’une évolution majeure », a-t-il déclaré.
Jacquemain Shabani a également insisté sur la nécessité d’intégrer davantage la recherche scientifique, l’innovation et la technologie dans les stratégies de lutte contre la criminalité. Selon lui, la sécurité ne peut plus être considérée comme la seule responsabilité des forces de l’ordre. Elle doit mobiliser l’ensemble de la société, notamment les chercheurs, les universitaires et les experts du secteur technologique.
« La sécurité est l’affaire de tous », a-t-il souligné, estimant que les réponses aux nouvelles formes de criminalité doivent s’appuyer sur « la recherche scientifique, l’innovation, la technologie et l’expertise du monde académique et scientifique ».
Cette approche prend une importance particulière dans un contexte marqué par l’essor de la criminalité numérique, de la cybercriminalité et de nouvelles menaces nécessitant des compétences spécialisées et des outils technologiques adaptés.
À travers cette collaboration entre l’Université de Kinshasa et la Police nationale congolaise, les autorités entendent favoriser un dialogue plus étroit entre expertise académique et pratiques sécuritaires, afin de contribuer à l’élaboration de réponses mieux adaptées aux défis contemporains.