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RDC : main tendue, mais poing ferme, Aimé Boji fixe les limites du dialogue

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Le président de l'Assemblée nationale de la RDC, Aimé Boji Sangara
Le président de l'Assemblée nationale de la RDC, Aimé Boji Sangara

Par Patrick Kitoko

Le dialogue national peut être envisagé comme une voie vers la paix, mais il ne saurait, pour les institutions de la République démocratique du Congo, se transformer en renoncement aux principes fondamentaux de l'État. C'est le message porté mardi par le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji, à l'ouverture solennelle de la session parlementaire de septembre au Palais du Peuple, à Kinshasa.

Dans son discours, le président de la Chambre basse du Parlement a insisté sur la nécessité de distinguer clairement recherche de la paix et capitulation. Pour Aimé Boji, la volonté de dialoguer affichée par les autorités congolaises ne doit pas être interprétée comme un signe de faiblesse face aux menaces qui pèsent sur le pays.

« Le dialogue n'est pas une reddition. La recherche de la paix n'est pas une capitulation », a-t-il martelé, avant de préciser que « la main tendue de la République ne saurait être interprétée comme une main désarmée face à ceux qui la menacent ».

À travers cette déclaration, Aimé Boji entend inscrire tout éventuel processus de dialogue dans un cadre qu'il juge non négociable : celui de la défense des intérêts fondamentaux de la République. Selon lui, un « dialogue patriotique » ne peut avoir de sens que si les différentes parties acceptent de privilégier la raison et le bon sens plutôt que les rapports de force.

« Il doit donc s'inscrire dans le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et des institutions de la République », a-t-il souligné.

Entre appels à une concertation inclusive, réserves de certaines forces politiques et exigences liées à la préservation de l'ordre institutionnel, le débat reste marqué par de profondes divergences sur les conditions et les objectifs d'un tel processus.

Le message du président de l'Assemblée nationale traduit ainsi une volonté de maintenir une ligne d'équilibre : ne pas fermer la porte à la recherche d'une solution politique, tout en refusant que le dialogue soit assimilé à une quelconque faiblesse de l'État.

Pour la deuxième personnalité de la République, la paix recherchée doit donc être compatible avec la souveraineté nationale et l'intégrité du territoire congolais. Une manière de rappeler que, pour les institutions, toute démarche de dialogue devra s'effectuer dans le respect du cadre républicain.

À l'ouverture de cette session parlementaire de septembre, le discours d'Aimé Boji vient ainsi donner un ton particulièrement ferme au débat sur le dialogue : la main tendue peut rester ouverte, mais elle ne signifie pas que la République renonce à se défendre.

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Mardi 15 septembre 2026 - 15:06