RDC : la COPIRAP passe à l'offensive contre les prélèvements parafiscaux

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Par Patrick Kitoko

Un an après son installation, la Commission permanente interministérielle chargée de la rationalisation de la parafiscalité (COPIRAP) franchit une nouvelle étape dans sa mission. La structure entend désormais passer de la collecte des données à l'examen concret des différentes taxes, redevances et contributions qui pèsent sur les opérateurs économiques et les usagers des services publics.

Réuni vendredi 18 septembre 2026, à Kinshasa, le Comité de pilotage de la COPIRAP a été coprésidé par le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, et le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.

Du diagnostic aux premières décisions

Cette réunion marque, selon les orientations présentées, le passage à la phase opérationnelle du processus de rationalisation de la parafiscalité. Les membres du Comité de pilotage ont notamment examiné le rapport issu de la mission menée au cours de la première année d'activités et préparé les prochaines consultations bilatérales avec les responsables des organismes publics concernés.

L'enjeu consiste désormais à passer chaque prélèvement au crible. Son fondement juridique, sa justification économique, son niveau de rendement ainsi que sa cohérence avec les missions de l'organisme qui le perçoit devront notamment être établis.

À l'issue de cet examen, plusieurs options pourront être envisagées : maintien du prélèvement lorsqu'il est jugé pertinent, suppression de ceux considérés comme injustifiés, fusion de certaines taxes présentant des chevauchements ou encore transfert de certains prélèvements vers le Trésor public.

Vers une réduction des charges et davantage de transparence

Derrière cette réforme se trouve une problématique récurrente de la gouvernance financière en RDC : la multiplication des taxes et redevances imposées aux entreprises et aux citoyens, parfois au profit de plusieurs structures publiques, avec le risque de créer des charges supplémentaires et de compliquer l'environnement économique.

La COPIRAP entend ainsi contribuer à une meilleure lisibilité du système parafiscal, en identifiant les prélèvements qui ne répondent plus à une justification légale ou économique suffisamment claire. La démarche vise également à renforcer la transparence dans la mobilisation des ressources publiques et à améliorer le climat des affaires. La rationalisation recherchée ne signifie donc pas nécessairement la suppression généralisée des prélèvements, mais plutôt leur réexamen au regard de leur utilité, de leur base légale et de leur efficacité.

Avec l'ouverture des travaux bilatéraux annoncés avec les organismes publics, la COPIRAP entre ainsi dans une phase où les constats issus de la collecte des données devront désormais déboucher sur des propositions concrètes de réforme du système parafiscal congolais.

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Samedi 19 septembre 2026 - 17:10