Par Prosper Buhuru
La ministre d’État en charge des Actions sociales et des Affaires humanitaires, Eve Bazaiba, est arrivée, ce vendredi 18 septembre 2026, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, pour évaluer les besoins des populations affectées par les conflits et les catastrophes naturelles.
Cette mission doit notamment permettre au gouvernement d’apporter une réponse aux besoins immédiats des déplacés internes et d’examiner les conditions pouvant favoriser, à terme, leur retour volontaire dans leurs milieux d’origine.
La ministre Eve Bazaiba a indiqué que son intervention repose sur deux axes. Le premier consiste à apporter une assistance d’urgence aux personnes touchées par les violences armées ainsi qu’à celles contraintes de quitter leurs habitations à la suite d’intempéries.
« Je suis venue pour une réponse humanitaire d’urgence vis-à-vis de nos compatriotes affectés par les affres de la guerre d’agression, et aussi dans une certaine mesure ceux qui ont quitté leurs maisons par rapport aux intempéries, les déplacés internes essentiellement », a-t-elle déclaré.
Le second axe concerne l’identification des personnes déplacées souhaitant volontairement retourner dans leurs localités d’origine. La ministre d’État a expliqué que cette démarche doit être précédée d’un processus administratif permettant d’identifier les candidats au retour.
« Le deuxième volet, c’est voir dans quelle mesure nous pouvons lancer un processus administratif qui va consister à l’identification des volontaires parmi les déplacés internes qui souhaiteraient déjà regagner leur milieu », a-t-elle expliqué.
Selon Eve Bazaiba, cette orientation répond aux instructions du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avec l’objectif d’éviter que les populations déplacées restent durablement dépendantes de l’assistance humanitaire.
Le retour envisagé ne devrait, toutefois, pas être automatique. Il sera conditionné par l’évolution de la situation sécuritaire dans les zones d’origine des déplacés. Le gouvernement entend également accompagner les bénéficiaires à travers des kits de réinsertion et un appui économique destinés à faciliter leur réintégration.
La ministre d’État a ainsi insisté sur la nécessité d’articuler les interventions humanitaires avec les efforts de stabilisation et de développement. Cette approche s’inscrit, selon elle, dans le nexus « Paix, Humanitaire et Développement durable ».
Après son étape au Nord-Kivu, Eve Bazaiba devrait poursuivre sa mission en Ituri puis au Sud-Kivu, afin d’évaluer la situation humanitaire et le suivi des actions gouvernementales dans ces deux autres provinces affectées par les crises.