Par Don Benjamin Makolo
Une recrudescence de l'insécurité est signalée depuis près de deux à trois semaines dans le quartier Masanga-Mbila et ses environs, dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa. Des témoignages font état de coups de feu, de braquages et d'autres actes criminels qui se produisent principalement durant la nuit.
Joint au téléphone par la rédaction d'Opinion-Info.cd ce vendredi 18 septembre 2026, Emmanuel Kondalemba, habitant et notable de Masanga-Mbila, décrit un climat d'inquiétude qui s'installe dès la tombée de la nuit.
« Dès qu'il est 18 heures, tout le monde devient inquiet, car ils ne savent pas qui sera la prochaine victime », témoigne-t-il.
Selon lui, les actes criminels surviennent généralement entre minuit et 4h30.
« Il ne passe jamais une nuit sans qu'il y ait des coups de feu par-ci, des braquages par-là », affirme Emmanuel Kondalemba, qui dit constater une multiplication de ces incidents dans le quartier ces dernières semaines.
Face à cette situation, les jeunes du quartier se seraient organisés, avec l'implication des responsables des différentes parcelles, afin de tenter de faire face aux bandits. Mais cette mobilisation locale se heurte, selon cet habitant, au niveau d'armement des présumés criminels.
« Les jeunes du quartier se sont organisés pour lutter contre ces bandits, mais impossible, car ceux-ci sont bien armés », explique-t-il.
Emmanuel Kondalemba déplore également ce qu'il présente comme une absence de réponse efficace des services de police et des autorités compétentes. Il affirme que les interventions des différents sous-CIAT ainsi que les appels à la police du district n'ont, jusqu'ici, pas permis de mettre fin à cette situation. La population de Masanga-Mbila, ajoute-t-il, « se sent abandonnée à son triste sort ».
Toutes les démarches entreprises par votre rédaction pour joindre les autorités municipales afin d'obtenir des éclaircissements sur cette situation et de connaître les mesures envisagées pour lutter contre cette insécurité déplorée par les habitants sont, pour l'heure, restées sans succès.