Par la Rédaction
L’ancien président du Sénat congolais, Alexis Thambwe Mwamba, a recouvré sa liberté, dans la soirée de ce vendredi 23 octobre 2026, à Kinshasa, après plusieurs heures de détention. Son interpellation, survenue dans la matinée, a été suivie d’une perquisition à sa résidence, la villa Mwamini, située dans la commune de Ngaliema.
L’opération de perquisition a débuté vers 18 h 30, avenue Hesbaye, dans le quartier Joli-Parc. Une vingtaine d’agents du Conseil national de cyberdéfense (CNC) auraient pris part à cette intervention, selon les informations recueillies.
À ce stade, les autorités n’ont fourni aucune explication officielle sur les circonstances de l’interpellation, les raisons de la perquisition ni les éléments que les agents cherchaient à obtenir.
L’absence de communication officielle laisse ainsi plusieurs questions en suspens. Dans les milieux politiques, différentes hypothèses ont été avancées pour tenter d’expliquer cette intervention, notamment de possibles soupçons d’activités subversives, des contacts présumés avec des personnes opposées au pouvoir ou encore des tensions autour du leadership politique dans la province du Maniema.
Ces pistes n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle et ne peuvent, en l’état, être considérées comme les motifs établis de l’interpellation.
La participation d’agents du CNC à la perquisition suscite également des interrogations sur la nature des investigations menées à la villa Mwamini. Faute de précisions des services concernés, il reste impossible de déterminer l’objet exact de cette opération.
Si la libération d’Alexis Thambwe Mwamba met fin à plusieurs heures de détention, elle ne dissipe donc pas les zones d’ombre entourant son interpellation. Les raisons de cette intervention et les éventuelles conclusions de la perquisition demeurent inconnues.