Par G.T
Les forces armées de la République démocratique du Congo annoncent avoir perdu 2000 militaires depuis 2014 dans la partie est du pays. Ce chiffre a été révélé, ce vendredi 06 août, devant la presse à la suite du bilan de l’état de siège décrété depuis le 6 mai dernier. Durant cette période de l’état de siège, a indiqué porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, 500 civils ont été tués.
« Au moins deux mille militaires sont tombés ici dans la région de Beni depuis octobre 2014, dans les combats pour stopper les massacres des civils », a déclaré à la presse le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.
« Nous avons arrêté 145 collaborateurs des ADF au sein de la population. Une centaine de combattants ADF sont capturés et mis en prison. 50 sont des Congolais, et pire ils sont originaires de Butembo et Beni, deux grandes villes du nord du Nord-Kivu », a-t-il ajouté.
Le premier massacre de civils dans le territoire de Beni a eu lieu le 15 octobre 2014. Ce jour-là, 32 civils avaient été tués à Ngadi, a témoigné à l'AFP en mai un rescapé, Gaston (prénom changé). Depuis, l'armée a organisé plusieurs opérations contre des ADF sans jamais mettre un terme à ces tueries.