RDC : la RTNC Kasaï Central dans un état piteux !

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Le bâtiment de la station RTNC Kasaï-Central
Le bâtiment de la station RTNC Kasaï-Central

Par Edmond Izuba 

Ça sent de la crasse noire, puante et la misère juste à l'entrée du bâtiment. La station de la RTNC Kasaï-Central ne fait que l'ombre d'elle-même. Des agents entassés dans un vieux bâtiment construit à l'époque de la colonisation. Une station complètement délaissée par les autorités qui siègent elles dans le confort de la capitale Kinshasa.

«C'est depuis 2015 que la toiture de ce bâtiment construit pendant les belges avant 1960, a été emportée. Nous avons écrit à maintes reprises pour que nos autorités nous viennent en aide, mais rien jusque là. Maintenant quand il pleut ça suinte un peu partout», nous confie le DG provincial de la RTNC Kasaï Central.

Les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise fonctionnnent de façon sporadique avec ses propres moyens de bord. Privée de l'électricité par la SNCC (Ndlr : Société Nationale de Chemin de Fer Congolais), la RTNC émet depuis Kananga de 8h sur 24h grâce à un groupe électrogène qui n'assure plus la couverture totale de la journée faute de carburant.

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«Nous avions un programme de la mi-journée que nous avons suspendu faute de l'électricité. On a préféré gardé la tranche matinale qui elle commence à partir de 6h à 10h pour ne prendre la diffusion que le soir, soit de 18h à 22h.

Nous avons un groupe électrogène qui vieux de 2012 qui nous consomme 4 litres par heure. Avec les recettes minimes que nous réalisons il est difficile d'assurer une diffusion 24h sur 24», a déclaré le directeur provincial de cette télévision publique section Kasaï-Central. 

Des matériels utilisés sont vieux d'une dizaine d'années associés à cela un personnel non compétitif. 

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«La plupart des agents sont déjà en âge de retraite, ils ne produisent pas un rendement qu'il faut. D'où nous sollicitons à l'autorité d'engager les nouvelles unités qui ne sont pas encore mécanisées. Ces jeunes pourront apporter une nouvelle énergie dans le rendement journalier», explique Henri Gérard Egede. 

Le vœu de ce responsable est de voir l'actuel ministre de communication et médias, Patrick Muyaya, réservé une attention soutenue à leurs desiderata qui se résument par la mécanisation des agents, le renouvellement des matériels et l'équipement d'un dispositif solaire à l'absence du courant électrique.

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