Par Prosper Buhuru
Le PNVI -Parc national de Virunga- continue à subir une destruction alarmante de sa biodiversité. Ce patrimoine mondial de l'UNESCO a déjà perdu 300 hectares de ses terres, depuis la résurgence de la guerre du M23, seulement à Kibati, dans le territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu.
Information livrée par opinion-info.cd, ce jeudi 21 novembre 2024, par Bienvenu Bwende, chargé de communication du parc national des Virunga. «Tout est parti avec l’arrivée massive des déplacés autour du parc, et le degarnissement de certaines de nos positions, pour laisser place aux opérations militaires», affirme-t-il.
«Nous voyons des déplacés qui cherchent les bois de chauffe et autres, mais il y a aussi d’autres acteurs qui font de la coupe de bois à l’aide de tronçonneuse, qui font la braise et les planches. Ça va au-delà des simples actions des déplacés», a ajouté Bienvenu Bwende.
L’envahissement du Parc National des Virunga nécessite une attention particulière des autorités, à l’échelle nationale et internationale. Le plus vieux parc national de l’Afrique constitue l’un des trésors les plus riches en biodiversité au monde, avec plus d'espèces de mammifères, d’oiseaux et de reptiles que n’importe quelle autre zone protégée de la planète, y compris trois taxons extraordinaires de grands singes.