Par Ram's Kitamba
Le mois de mars de chaque année est dédié à la femme dans le monde entier. À l’occasion de ce mois, Denise Muluka, ministre provinciale honoraire du Genre, Famille et Enfant du Kasaï, a adressé un message fort et inspirant aux femmes de la province.
Dans son message, ce jour, Denise Muluka a salué et exprimé sa solidarité envers toutes les femmes du Kasaï. Elle a souligné que ce mois ne doit pas seulement être un moment de célébration, mais aussi un moment de réflexion et d’action. Selon elle, il est essentiel que les femmes soient au cœur des décisions qui influencent leur vie, celle de leurs enfants et de leurs communautés.
"Chères sœurs et mères de la province du Kasaï, cette journée est un appel à prendre conscience des droits des femmes, souvent ignorés ou bafoués. Nous devons nous battre ensemble, pour que nos droits soient respectés et pour revendiquer l’égalité de traitement dans tous les secteurs de la société", a-t-elle affirmé.
Elle a, ensuite, insisté sur l’importance de l’engagement des femmes pour changer les choses.
«Il est de notre devoir de nous lever contre les injustices, de revendiquer une égalité de droits dans tous les domaines : la santé, l’éducation, le travail, ainsi que la représentation politique. La voix des femmes doit être entendue et prise en compte», a-t-elle ajouté.
Par ricochet, elle a dénoncé les récents cas de meurtre orchestrés sur deux femmes par leurs maris, dans la province du Kasaï, dont l’un à Tshikapa et l’autre à Kamonia. La ministre provinciale honoraire du Genre a déclaré que ces pratiques doivent cesser, et que les autorités doivent élargir la vulgarisation des actions déjà entamées sur la sensibilisation au respect des droits de la femme.
Denise Muluka a particulièrement appelé les femmes du Kasaï à s’unir et à défendre leurs droits de manière active.
"Engageons-nous ensemble pour défendre nos droits, renforcer notre pouvoir d’action et participer activement à la transformation de notre province", a-t-elle déclaré, lançant ainsi un appel à l’unité et à l’action collective, pour le bien-être et l’émancipation des femmes dans la province du Kasaï.
Elle a exprimé une pensée pieuse pour «nos semblables qui sont violées, massacrées, et qui vivent des atrocités intolérables dans la partie Est de la RDC. Que leur souffrance cesse et que la paix retrouve sa place dans leurs vies», a-t-elle souligné, en appelant à la solidarité et à un soutien inconditionnel aux victimes et à leurs familles.
Cet appel, lancé en ce début du mois de mars, résonne comme un encouragement à toutes les femmes du Kasaï et de la RDC à prendre leur place dans la société, à lutter pour l’égalité et à être des actrices du changement.