Par la Rédaction
L’Instance de coordination nationale de la société civile (ICNSC), en collaboration avec SANRU et grâce au financement du Fonds mondial, tire la sonnette d’alarme ce vendredi 28 novembre à Kinshasa face aux ruptures prolongées de médicaments destinés au traitement de la tuberculose, du VIH/Sida et du paludisme. Une alerte lancée alors que les patients se retrouvent de plus en plus nombreux sans accès aux traitements nécessaires.
Au cours d’une conférence de presse animée par Ghislaine Mabeluanga, directrice générale de la Ligue nationale antituberculeuse et anti-lépreuse du Congo (LNAC), l’inquiétude a été clairement exprimée. « Les médicaments tardent à arriver, les malades s’accumulent sans traitement », a-t-elle déploré, appelant à une action urgente des autorités.
L’ICNSC, avec l’appui de SANRU, formule plusieurs recommandations jugées prioritaires pour faire face à la crise actuelle : Renforcer les capacités de stockage des médicaments, Porter le budget de la Santé à au moins 15 %, Assurer une prise en charge continue et efficace des trois pathologies.
Dans la poursuite de ce plaidoyer, la société civile prévoit également de rencontrer les autorités provinciales de Kinshasa ainsi que la Fédération des entreprises du Congo (FEC), afin d’élargir la mobilisation autour de cette problématique. Elle appelle en parallèle le gouvernement central à considérer la santé comme « une priorité absolue ».
Selon l’ICNSC, cette crise trouve notamment son origine dans le retrait de l’USAID, un facteur qui a fortement perturbé l’approvisionnement en médicaments essentiels.
Grâce au financement du Fonds mondial, cette activité de plaidoyer a pu être organisée pour alerter sur l’urgence de solutions concrètes.