Par Gloire Balolage
La ville de Kasumbalesa, troisième agglomération de la province du Haut-Katanga, est secouée par une série macabre de découvertes. Dans les collines communément appelées « 7 », situées au-delà du quartier Whisky, le nombre de corps sans vie retrouvés continue d’augmenter, alimentant une vive inquiétude au sein de la population locale.
Selon les Forces armées de la République démocratique du Congo, le bilan s’élève désormais à vingt-trois personnes décédées. Les autorités militaires indiquent que des interpellations ont déjà eu lieu, tandis que des enquêtes sont en cours pour établir si ces meurtres sont liés entre eux ou relèvent de faits distincts.
Le commandant de l’armée dans la région, le général Eddy Kapend, précise que parmi les victimes figurent vingt-deux hommes et une femme. Il assure que des sanctions sévères seront prises à l’encontre de certains auteurs déjà arrêtés, soulignant la détermination de l’armée à faire la lumière sur ces crimes.
De son côté, l’hôtel de ville de Kasumbalesa confirme que dix-sept corps ont été formellement identifiés puis enterrés. Les autorités municipales rapportent également la découverte du corps d’une femme à environ un kilomètre du site initial, ce qui élargit le périmètre des faits signalés.
Les autorités locales indiquent que l’alerte a été donnée par un motocycliste ayant échappé à une tentative de meurtre. Laissé pour mort par ses agresseurs, il aurait réussi à survivre et à alerter les services compétents, permettant ainsi la découverte des premiers corps.
Des témoignages recueillis sur place font état de corps présentant des traces de torture, accentuant le climat de peur qui règne dans cette ville frontalière. Cette situation plonge de nombreux habitants dans la psychose, face à une insécurité qu’ils jugent de plus en plus préoccupante.