Beni : la MONUSCO construit une adduction d’eau pour lutter contre les maladies hydriques

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Par Denise Kyalwahi 

Noël est arrivé avant l’heure pour les habitants du quartier Sayo, situé au Nord-Ouest de la ville de Beni, au Nord-Kivu. La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO) a lancé, mercredi dernier, les travaux de construction d’une adduction d’eau potable, répondant à un besoin vital exprimé par la communauté locale.

Ce projet, initié par les Casques bleus malawites de la MONUSCO, vise à améliorer l’accès à l’eau potable dans cette zone agricole, où les femmes et jeunes filles parcourent plus de trois kilomètres pour s’approvisionner en eau de ruissellement, impropre à la consommation. Une situation qui les expose à l’insécurité et aux maladies hydriques.

Un habitant du quartier Sayo témoigne : « La population a des difficultés d’accéder à l’eau potable, et il y a eu aussi le problème des maladies hydriques qui se sont intensifiées dans la communauté pour cette population composée majoritairement de retournés et victimes de la crise sécuritaire. Raison pour laquelle la réponse de la MONUSCO est salutaire et bénéfique à la population. »

Pour Abdourahmane Ganda, chef du sous-bureau de la MONUSCO, à Beni, ce projet est bien plus qu’une infrastructure.

« Nous nous sommes empressés pour faire ce cadeau de Noël à la population, parce qu’on ne voit pas ce qu’on peut offrir à un être humain qui est mieux que l’eau, car comme vous le savez, l’eau, c’est la vie. Et ça aussi renforce notre amitié avec la population de Sayo », a-t-il déclaré.

De son côté, le commissaire supérieur Donat Atwena, représentant du maire, a salué l’initiative en ces termes : « Cet engagement témoigne une fois de plus de l’accompagnement de la MONUSCO aux efforts de stabilisation, de relèvement communautaire et du développement dans notre ville. Ce projet de forage d’adduction d’eau potable n’est pas seulement une infrastructure ; il est aussi un outil de prévention des cas de maladies hydriques, un levier de cohésion sociale et un facteur de paix ; car il vient régler les conflits liés à la rareté de l’eau et alléger les souffrances de la population. »

Ce projet, d’un coût de 48,402 dollars américains, bénéficiera à plus de 4,000 personnes, dont 70 % sont des femmes et des enfants vulnérables. Ses objectifs sont multiples :

• Réduire l’incidence des maladies hydriques ;

• Diminuer le temps et les efforts consacrés à la collecte d’eau, surtout pour les femmes et les enfants ;

• Améliorer la fréquentation scolaire, en particulier des filles ;

• Soutenir les moyens de subsistance grâce à la disponibilité d’eau pour l’agriculture et les activités génératrices de revenus ;

• Renforcer la sécurité des femmes, souvent exposées aux risques lors de la recherche d’eau.

Les travaux devraient durer trois mois et marquent une étape importante dans la lutte contre les maladies hydriques et la promotion du développement communautaire à Beni.

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Vendredi 26 décembre 2025 - 13:58