Par Denise Kyalwahi
Derrière les abris de fortune du camp de transit de Kavimvira, à Uvira, plus de 1 000 réfugiés tentent de reconstruire leur quotidien après avoir fui les violences. Mais au-delà des défis liés à l’exil, une autre préoccupation mobilise les autorités et les organisations humanitaires : prévenir une éventuelle propagation de la maladie à virus Ebola.
C’est dans ce contexte qu’une délégation de l’antenne de la Protection civile d’Uvira s’est rendue au camp pour évaluer les dispositifs de prévention et de contrôle mis en place afin de protéger cette population particulièrement vulnérable.
Guidée par le représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Dr Théodore Leusa, la délégation a parcouru les différents points de contrôle sanitaire installés dans le camp. Les visiteurs ont également inspecté les forages qui alimentent le site en eau potable, un service essentiel pour garantir l’hygiène et réduire les risques de transmission des maladies.
Au terme de cette visite, le chef de l’antenne de la Protection civile d’Uvira, Mukambilwa Kishota Papy, a salué les efforts déployés par le HCR et les responsables du camp pour appliquer les mesures de prévention recommandées par les autorités sanitaires.
Il a toutefois insisté sur la nécessité de maintenir un niveau élevé de vigilance. Selon lui, les dispositifs de surveillance, les contrôles sanitaires ainsi que les actions de sensibilisation doivent être renforcés afin de prévenir tout risque de contamination dans un espace où la forte concentration de personnes exige une attention permanente.
Alors que l’est de la République démocratique du Congo reste sous surveillance sanitaire en raison du risque lié à Ebola, les responsables de la Protection civile rappellent que la prévention demeure la première ligne de défense. Au camp de Kavimvira, chaque point de contrôle, chaque geste d’hygiène et chaque séance de sensibilisation constituent une protection supplémentaire pour des centaines de familles déjà éprouvées par le déplacement forcé.