Par Gloire Balolage
Face aux défis liés à la couverture des conflits armés dans l’Est de la RDC, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a misé sur le renforcement des capacités des médias locaux. Les 19 et 20 février 2026, à Goma, l’organisation humanitaire a réuni 25 journalistes du Nord et du Sud-Kivu autour d’un atelier consacré au droit international humanitaire (DIH).
Cette initiative a ciblé les membres du Réseau de plaidoyer des Médias du Nord et du Sud-Kivu (REPLAM-NSK), venus notamment des territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et Lubero au Nord-Kivu, ainsi que de Mwenga, Walungu, Idjwi, Kabare et Kalehe au Sud-Kivu. Tous évoluent dans des zones confrontées aux réalités des conflits armés.
Durant les travaux, les participants ont d’abord été outillés sur la connaissance générale du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Les formateurs ont insisté sur les principes fondamentaux qui guident l’action du CICR, à savoir l’humanité, l’impartialité, la neutralité et l’indépendance.
L’atelier a ensuite permis de revenir sur les règles essentielles du droit international humanitaire applicables en période de conflit. Une attention particulière a été accordée à la protection des civils, ainsi qu’à celle des prisonniers de guerre et des personnes détenues, en mettant en lumière les droits qui leur sont reconnus.
Les principes relatifs à la conduite des hostilités ont également été expliqués. Les notions de distinction, de proportionnalité et de précaution ont été présentées comme des mécanismes destinés à limiter les effets des combats sur les populations civiles.
Un autre point abordé concernait la relation entre le CICR et les médias en période de conflit armé. Les échanges ont permis de clarifier le rôle des journalistes, tout en rappelant qu’en tant que civils, ils bénéficient d’une protection prévue par le droit international humanitaire.
Au terme des deux jours de formation, les journalistes du REPLAM-NSK ont pris l’engagement d’accompagner le CICR dans la diffusion du droit international humanitaire. Ils ont notamment intégré la différence entre le DIH, applicable en situation de conflit armé, et les droits de l’homme, qui s’appliquent en tout temps.