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Ville morte du 3 juin : la diaspora du PPRD appelle les Congolais à se mobiliser contre la révision constitutionnelle

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Narlhy Amisi, coordonnateur de la diaspora du PPRD
Narlhy Amisi, coordonnateur de la diaspora du PPRD

Par Prosper Buhuru

Le coordonnateur de la diaspora du PPRD, Narlhy Amisi KM, a exprimé, ce mardi 2 juin 2026, à Paris, son soutien à la journée « ville morte » décrétée pour le 3 juin par la Coalition Article 64 (C64), opposée à toute initiative de révision ou de changement de la Constitution en République démocratique du Congo.

Dans une déclaration rendue publique, ce cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) appelle les Congolais vivant au pays et à l'étranger à observer cette journée dans le calme et la discipline. Selon lui, cette mobilisation citoyenne vise à défendre la Constitution, l'État de droit et les acquis démocratiques.

« Nous appelons tous les Congolais et toutes les Congolaises, à l’intérieur du pays comme dans la diaspora, à observer, dans le calme, la discipline et la responsabilité, la journée "ville morte" du mercredi 3 juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré.

Pour Narlhy Amisi, cette action constitue une réponse à ce qu'il qualifie de « tentative dangereuse » de remise en cause de la Constitution. Il affirme que la démarche portée par la C64 s'inscrit dans l'esprit de l'article 64 de la Constitution, qui évoque le devoir de tout citoyen de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir contraire aux dispositions constitutionnelles.

Le responsable de la diaspora du PPRD soutient que cette journée doit permettre aux citoyens d'exprimer leur opposition à toute réforme constitutionnelle.

« Cette mobilisation pacifique est l’expression légitime d’un peuple déterminé à défendre l’intégrité de la loi fondamentale », a-t-il insisté.

La déclaration revient également sur l'agression dont aurait été victime Claude Mashala, comme membre du PPRD. Narlhy Amisi condamne cet acte qu'il attribue à l'intolérance politique et y voit une atteinte à la liberté d'opinion.

À la veille de cette journée d'action, il invite les citoyens à manifester leur position par des moyens pacifiques et civiques.

« Que toutes nos villes deviennent des villes mortes pour montrer que le peuple congolais refuse d’être spolié de sa Constitution », a-t-il lancé.

La journée « ville morte » du 3 juin intervient dans un contexte marqué par des débats politiques autour de l'avenir institutionnel du pays et des discussions sur d'éventuelles réformes constitutionnelles, vivement contestées par plusieurs forces de l'opposition et organisations citoyennes.

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Mardi 2 juin 2026 - 15:56