Par Prosper Buhuru
Sous l’impulsion de la Présidence de la République, le Conseil National de la Couverture Santé Universelle (CNCSU), en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et la Fondation Vodacom, a lancé officiellement la phase opérationnelle du programme « Bomoyi ya Mama na Mwana », visant à renforcer la gratuité des soins maternels en République démocratique du Congo.
Ce projet pilote intervient dans un contexte sanitaire alarmant. Les statistiques sont accablantes : quatre femmes meurent chaque heure en RDC de complications liées à la grossesse et 23 nouveau-nés perdent la vie chaque jour pour des raisons qui auraient pu être évitées.
Le programme s’implante dans trois provinces prioritaires : Kasaï‑Oriental, Kongo Central et Kinshasa. Il repose sur cinq axes stratégiques visant à améliorer à la fois la qualité et l’accès aux soins maternels. Parmi les mesures phares, 15 maternités seront réhabilitées et équipées pour offrir des soins modernes et sécurisés.
La formation du personnel médical constitue également un volet essentiel. Sages-femmes et médecins bénéficieront d’un renforcement des compétences pour mieux gérer les complications de la grossesse et de l’accouchement. Une attention particulière sera portée au traitement des fistules obstétricales, avec un accompagnement psychosocial et des programmes de réinsertion pour les femmes concernées.
Le projet mise aussi sur l’innovation numérique, avec le déploiement de solutions digitales destinées à améliorer le suivi des patientes et la gestion des établissements de santé.
La cérémonie de lancement s’est conclue par la signature d’un tableau d’engagement entre le CNCSU, l’UNFPA et la Fondation Vodacom, symbole de la volonté de renforcer la coopération entre les secteurs public et privé pour sauver des vies maternelles et néonatales en RDC.