Par Serge Mavungu
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC) a annoncé la création d’une commission spéciale chargée d’établir les faits à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé par l’opposition politique le 12 juin dernier à Kinshasa.
Dans un communiqué signé par son président, Paul Nsapu, l’institution explique que cette structure aura pour mission de faire la lumière sur les circonstances ayant entouré les échauffourées enregistrées au cours de cette manifestation.
La commission sera composée de membres de la CNDH et pourra, si nécessaire, faire appel à des experts indépendants. Elle devra notamment recueillir les témoignages des victimes, des témoins et des autres personnes concernées, tout en menant des échanges avec les autorités publiques, les responsables des formations politiques impliquées et les services de sécurité.
Selon la CNDH, les investigations porteront également sur l’examen des différents éléments de preuve disponibles, notamment les images vidéo, les rapports médicaux et tout autre document susceptible de contribuer à l’établissement des faits.
À l’issue de ses travaux, cette commission devra reconstituer avec précision le déroulement des événements et formuler des recommandations destinées à prévenir la répétition de tels incidents.
L’institution appelle l’ensemble des parties prenantes à collaborer pleinement avec cette démarche afin de favoriser la manifestation de la vérité dans un climat de sérénité, de transparence et de confiance.
La commission a, par ailleurs, exprimé sa solidarité envers toutes les personnes affectées par les violences survenues lors de la manifestation. Elle invite les acteurs politiques et sociaux à éviter toute incitation à la violence et exhorte les autorités compétentes à veiller à ce que les auteurs d’éventuelles violations des droits humains répondent de leurs actes conformément à la loi.
Enfin, la CNDH rappelle que la Constitution de la République démocratique du Congo garantit les libertés fondamentales, notamment celles d’expression, de réunion pacifique et de manifestation. Elle souligne toutefois que l’exercice de ces droits doit s’effectuer dans le respect de la loi, de l’ordre public, des droits d’autrui et des principes de non-violence.