Par Prosper Buhuru
Le Gouvernement congolais a pris acte, lors de la 85ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, de la note d’information présentée par le ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, mettant en lumière l’état d’avancement des infrastructures de formation professionnelle ainsi que les réformes en cours dans le secteur.
Au cœur de cette communication, la dynamique de renforcement du dispositif national de développement des compétences à travers l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) s’impose comme un levier stratégique. Le ministre a annoncé la finalisation des travaux de construction des centres de Maluku, Kolwezi et Kisangani, désormais prêts à être inaugurés. Ces infrastructures visent à améliorer l’accès à la formation technique et professionnelle, dans un contexte où l’adéquation entre formation et emploi demeure un défi majeur.
S’inscrivant dans cette même logique d’expansion, le projet de construction du centre de Kalemie progresse également. Un terrain a déjà été acquis sur fonds propres de l’INPP, avec l’appui des autorités provinciales du Tanganyika. Les études de faisabilité étant achevées, le projet attend désormais la mobilisation des financements nécessaires pour passer à la phase de réalisation.
Au-delà des infrastructures, cette stratégie traduit la volonté des autorités de structurer durablement le marché du travail en dotant le pays d’un réseau de formation capable de répondre aux besoins réels de l’économie. L’extension des centres de l’INPP devrait ainsi contribuer à la professionnalisation de la main-d’œuvre locale et à l’amélioration de son employabilité.
Parallèlement, le ministre Ferdinand Massamba a évoqué les mesures engagées pour assainir le secteur du placement de la main-d’œuvre. Un contrôle a permis d’identifier 625 Services Privés de Placement, dont une majorité opère en dehors du cadre légal. Face à cette situation, un moratoire de 30 jours a été proposé pour régulariser les activités et garantir la continuité des emplois, avant la fermeture des structures persistantes dans l’illégalité.
En prenant acte de cette note, le Conseil des ministres entérine ainsi une double orientation : renforcer les capacités nationales de formation à travers l’INPP et restaurer un environnement de travail plus conforme aux normes sociales et légales en République démocratique du Congo.