Par Denise Kyalwahi
À Butembo, la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse a pris une dimension qui dépasse le simple exercice du métier d’informer. Les journalistes locaux ont démontré que leur rôle ne se limite pas à relayer l’actualité, mais s’étend également à la défense active de l’intérêt général, notamment en matière de protection de l’environnement.
En amont du 3 mai, ces professionnels des médias ont délaissé leurs outils habituels pour s’engager concrètement sur le terrain. Armés de bêches, de pelles et de houes, ils ont participé à une opération d’assainissement urbain sur un tronçon fortement détérioré de l’avenue Bukavu, au cœur de la ville. Cette initiative illustre une autre facette du journalisme : celle d’un acteur engagé, capable d’agir directement pour améliorer le cadre de vie des citoyens.

Au-delà du geste symbolique, cette action met en lumière la responsabilité sociale du journaliste dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux. En nettoyant la chaussée et en la rendant plus praticable grâce à l’apport de latérite, les journalistes ont envoyé un message fort : la protection de l’environnement commence par des actions concrètes et collectives.
Selon le vice-président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), sous-section de Butembo, cette démarche s’inscrit dans une volonté d’accompagner les efforts des autorités locales tout en éveillant la conscience citoyenne. Le journaliste apparaît ainsi comme un relais essentiel entre les décideurs et la population, mais aussi comme un modèle d’engagement.

L’initiative a suscité l’adhésion des habitants, qui saluent un exemple inspirant. En posant ces actes, les journalistes de Butembo rappellent que leur mission ne se limite pas à informer, mais inclut aussi l’éducation, la mobilisation et la protection de l’environnement pour un développement durable.