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26ème commémoration du massacre de Katogota : les familles des victimes exigent paix, justice et reconnaissance des souffrances endurées

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Raymond Matuta, président de la Nouvelle dynamique de la société civile, et représentant des victimes [photo d'illustration]
Raymond Matuta, président de la Nouvelle dynamique de la société civile, et représentant des victimes [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

À l’occasion de la 26e commémoration du massacre de Katogota, les familles des victimes ont exigé, ce jeudi 14 mai, des garanties de non-répétition à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo. Cette revendication a été portée par les représentants des victimes, qui ont également réclamé la vérité, la justice et des réparations pour les personnes affectées par cette tragédie survenue le 14 mai 2000.

Lors de cette cérémonie commémorative organisée en mémoire des victimes du massacre de Katogota, les survivants et les proches des disparus ont exprimé leur douleur ainsi que leurs attentes vis-à-vis des autorités. Vingt-six ans après les faits, les familles dénoncent toujours l’impunité et l’absence de réponses concrètes face à ce drame qui continue de marquer profondément la communauté locale.

Prenant la parole au nom des victimes, Raymond Matuta, président de la Nouvelle dynamique de la société civile, a affirmé que cette démarche ne s’inscrivait pas dans un esprit de haine, mais dans une quête de dignité et de justice. Il a indiqué que les familles étaient venues porter leurs larmes et rappeler leurs revendications, notamment la nécessité de faire toute la lumière sur le massacre de Katogota.

Les victimes ont ainsi insisté sur quatre principales demandes. Elles réclament d’abord la vérité afin que les circonstances exactes du massacre soient établies. Elles demandent ensuite la justice, estimant que vingt-six années d’impunité sont excessives. Les familles souhaitent également des réparations individuelles en faveur des veuves, des veufs, des orphelins ainsi que des rescapés traumatisés par les événements.

Au-delà des réparations et de la justice, les familles des victimes ont surtout insisté sur la nécessité de garanties de non-répétition. Elles ont appelé l’État à assurer la sécurisation du territoire et à restaurer durablement la paix dans cette partie du pays. Selon les représentants des victimes, la commémoration du massacre ne peut avoir de sens que si de telles tragédies ne se reproduisent plus.

Dans son intervention, Raymond Matuta a également rendu hommage aux 375 disparus du massacre de Katogota. Il a déclaré que les victimes, composées de pères, de mères, d’enfants, de frères et de sœurs, ne seraient jamais oubliées par leurs proches ni par les survivants. Il a souligné que chaque 14 mai, leurs noms continueront d’être rappelés tant qu’il restera un seul rescapé vivant.

Cette 26ème commémoration a ainsi été marquée par un appel fort à la mémoire, à la justice et à la paix. À travers leurs déclarations, les familles des victimes ont voulu rappeler que la mémoire des disparus demeure vivante et que leur combat vise désormais à préserver Katogota de nouvelles violences et à obtenir enfin des réponses après plus de deux décennies d’attente.

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Jeudi 14 mai 2026 - 22:10