Ebola : l’organisation Terre et Avenir RDC alerte sur le lien entre dégradation environnementale et risques d’épidémie

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Une chauves-souris dans son habitat [photo d’illustration]
Une chauves-souris dans son habitat [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

L’organisation Terre et Avenir RDC a appelé à une approche globale dans la lutte contre Ebola, estimant que les épidémies récurrentes en République démocratique du Congo ne peuvent plus être analysées sous le seul angle médical.

Dans une analyse intitulée « Ebola, environnement et humains : comprendre une relation invisible mais déterminante », l’organisation met en évidence les liens étroits entre la dégradation des écosystèmes, les activités humaines et l’apparition des crises sanitaires en Afrique centrale, particulièrement en RDC.

Selon cette structure, plusieurs études scientifiques considèrent certaines espèces de chauves-souris comme des réservoirs naturels du virus Ebola. L’organisation explique que la déforestation, l’exploitation minière, l’expansion des activités humaines dans les forêts ainsi que la destruction des habitats naturels augmentent les contacts entre les populations et les animaux sauvages susceptibles de transmettre le virus.

L’analyse souligne également que les réalités socio-économiques jouent un rôle important dans la vulnérabilité des communautés face aux épidémies. Dans plusieurs régions rurales, les populations dépendent fortement des ressources forestières pour leur alimentation et leur survie économique, notamment à travers la chasse et la consommation de viande de brousse.

Pour Terre et Avenir RDC, une simple interaction avec un animal infecté peut ainsi constituer le point de départ d’une nouvelle flambée épidémique.

L’organisation estime que la lutte contre Ebola doit intégrer des dimensions environnementales, sociales et économiques, au-delà des seules réponses sanitaires d’urgence. Elle évoque notamment les effets de la pauvreté, du faible accès aux soins de santé, de l’insuffisance des infrastructures médicales et de la circulation incontrôlée des populations à travers des voies informelles difficiles à surveiller.

Dans ses recommandations, Terre et Avenir RDC plaide pour le renforcement des systèmes de santé, la protection des écosystèmes, la sensibilisation des communautés ainsi qu’une meilleure cohabitation entre les populations et leur environnement naturel.

L’organisation considère que la prévention des futures épidémies passe nécessairement par une approche intégrée liant santé humaine, préservation de la nature et développement durable.

Selon cette analyse, comprendre le lien entre Ebola, l’environnement et les humains revient à reconnaître que la santé des populations dépend également de la santé des écosystèmes.

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Dimanche 24 mai 2026 - 09:23