Par Gloire Balolage
Face à la menace de propagation de la maladie à virus Ebola dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu, l’Association des chauffeurs au Congo a annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation destinée à ses membres sur le respect des mesures barrières. L’annonce a été faite ce lundi à l’issue d’une réunion entre les responsables de cette structure et le chef de la division urbaine, Gilbert Bwambale.
Au cours de cette rencontre, les représentants de l’association ont réaffirmé leur engagement à accompagner les efforts des autorités dans la lutte contre cette épidémie qui suscite déjà des inquiétudes dans la région. Les chauffeurs, considérés comme des acteurs clés de la mobilité urbaine et interurbaine, veulent contribuer à limiter les risques de propagation du virus.
Selon Élvis Kahindo, secrétaire administratif de l’Association des chauffeurs au Congo, cette campagne vise principalement à rappeler aux conducteurs l’importance du respect strict des mesures de prévention afin de protéger leur santé ainsi que celle des passagers. Il a indiqué que les échanges avec l’autorité urbaine ont permis de faire le point sur la situation sanitaire actuelle dans la ville.
« Nous venons d’échanger avec l’autorité urbaine et nous venons de lui confirmer que nous sommes en pleine sensibilisation de nos membres par rapport à la maladie à virus Ebola qui sévit déjà dans notre milieu, où un cas a été déclaré positif par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) », a déclaré Élvis Kahindo.
Le secrétaire administratif de cette association a également insisté sur la nécessité pour les chauffeurs de respecter les mesures barrières afin de prévenir toute contamination. Parmi les gestes encouragés figurent notamment le respect des consignes sanitaires mises en place par les autorités compétentes pour freiner la propagation du virus.
Cette initiative intervient alors qu’un cas positif d’Ebola a déjà été confirmé dans le milieu évoqué par les responsables de l’association, selon les résultats de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). La confirmation de ce cas a renforcé les inquiétudes au sein de la population locale et poussé plusieurs structures communautaires à s’impliquer davantage dans les actions de prévention.