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Santé publique : la RDC lance un processus d’harmonisation des contrats et protocoles afin de renforcer la Couverture santé universelle

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Les acteurs dans le secteur de la santé [photo d'illustration]
Les acteurs dans le secteur de la santé [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Le Conseil national de la Couverture santé universelle (CN-CSU) a procédé, mardi 16 juin 2026 à Kinshasa, au lancement d’un atelier national consacré à l’élaboration d’une approche intégrée entre le Contrat unique (CU) et les Protocoles d’accord (MoU) provinciaux. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda de Lusaka ainsi que du processus visant à aligner les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs privés sur les politiques et priorités nationales du secteur de la santé.

Réunissant plusieurs parties prenantes nationales et internationales, l’atelier a pour objectif de développer un mécanisme harmonisé de financement et de gestion des interventions sanitaires au niveau provincial. Les travaux, prévus sur quatre jours, doivent permettre de renforcer la coordination entre les différents acteurs du système de santé et d’accélérer la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CSU) en République démocratique du Congo.

À l’ouverture des assises, le coordonnateur de la Couverture santé universelle, le Dr Polydor Mbungani Kabila, a indiqué que les échanges visaient à favoriser une compréhension commune des différents mécanismes existants et à renforcer la complémentarité entre les contrats et les protocoles d’accord. Selon lui, les participants sont appelés à identifier les dispositions susceptibles d’être harmonisées afin d’améliorer l’efficacité des interventions sanitaires.

Il a également souligné que la responsabilité collective des participants consistait à dépasser les mécanismes actuels pour proposer un modèle cohérent, adapté aux réalités institutionnelles du pays et des provinces. Il a expliqué que cette démarche devait répondre aux exigences de performance, de transparence et de redevabilité, tout en jetant les bases d’une approche intégrée capable d’aligner les financements, de simplifier les mécanismes de gestion et de renforcer la coordination entre les différents intervenants du secteur de la santé.

Dans le même élan, le secrétaire général au ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Boby-Robert Bompoko, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts pour accroître les ressources nationales consacrées à la santé.

Il a également assuré que les autorités continueront à mettre en place les conditions institutionnelles et réglementaires nécessaires pour soutenir les réformes engagées. Prévu du 16 au 19 juin 2026, cet atelier devrait ainsi contribuer à renforcer l’alignement des partenaires sur les priorités sanitaires nationales et à accélérer les progrès vers la Couverture santé universelle en RDC.

Prenant la parole au nom de l’UNFPA, la cheffe du département Santé, le Dr Marguerite Kunduma, a insisté sur l’importance de cette rencontre pour l’avenir du système de santé. Elle a rappelé que la santé sexuelle et reproductive, la santé maternelle ainsi que la santé des adolescents et des jeunes occupaient une place centrale dans le développement du capital humain. Elle a estimé qu’il ne pouvait y avoir de couverture santé universelle sans garantir à chaque femme une grossesse et un accouchement sécurisés ainsi que des soins obstétricaux et néonatals de qualité.

La représentante de l’UNFPA a également fait savoir que l’Agenda de Lusaka mettait l’accent sur le renforcement des soins de santé primaires et sur la nécessité de placer l’équité au cœur des investissements en santé.

Selon elle, cet atelier constitue une opportunité majeure de transformer les modes de collaboration entre les partenaires en passant d’une logique de projets fragmentés à une approche fondée sur des investissements collectifs. Elle a ajouté que cette vision devait contribuer à bâtir un système de santé plus résilient, plus équitable et plus durable, capable de répondre aux besoins de l’ensemble de la population, notamment des femmes, des nouveau-nés et des adolescents.

Mercredi 17 juin 2026 - 10:17