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RDC : après les violences du 12 juin, Joseph Olenghankoy demande à Félix Tshisekedi de ne pas promulguer la loi sur le référendum

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Joseph Olenghankoy Mukundji, président du CNSA
Joseph Olenghankoy Mukundji, président du CNSA

Par Prosper Buhuru

Le Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA) a appelé le président Félix Tshisekedi à ne pas promulguer la loi sur le référendum, estimant que le texte est à l’origine des tensions politiques ayant conduit aux violences enregistrées lors du sit-in de l’opposition du 12 juin dernier à Kinshasa.

Dans une communication rendue publique le 16 juin 2026, à l’issue d’une session ordinaire présidée par Joseph Olenghankoy Mukundji, le CNSA est revenu sur les incidents survenus aux abords du Palais du Peuple lors de la manifestation organisée par la coalition de l’opposition C64 contre la proposition de loi dite « Ngondankoy ».

Selon cette institution d’appui à la démocratie, des militants de l’opposition qui se dirigeaient vers le lieu du sit-in ainsi que d’autres présents dans leurs permanences politiques ont été attaqués, occasionnant des morts, des blessés graves, la destruction de sièges de partis politiques et d’importants dégâts matériels.

Le CNSA estime que ces événements constituent une conséquence directe de la procédure parlementaire engagée autour de la loi sur le référendum. Pour cette raison, il demande au chef de l’État, en sa qualité de garant de la Constitution et de l’unité nationale, de ne pas promulguer ce texte.

« Dans son ensemble, cette loi viole la Constitution et oppose dangereusement les Congolais », affirme le CNSA, qui estime que sa promulgation risquerait d’accentuer les tensions politiques dans le pays.

L’institution a également condamné les violences commises contre des responsables politiques de l’opposition, dont certains ont été blessés par balle. Parmi eux Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga. Le CNSA considère que la répression des manifestations pacifiques porte atteinte aux principes démocratiques et à l’État de droit garantis par la Constitution.

Par ailleurs, la structure dirigée par Joseph Olenghankoy a appelé les autorités publiques à garantir le respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression, de conscience et de manifestation pacifique. Il a rappelé que les forces de défense et de sécurité doivent demeurer apolitiques et assurer la protection de tous les citoyens sans distinction.

Sur le plan international, l’institution a lancé un appel aux Nations unies, à l’Union africaine et à l’Union européenne afin qu’elles accordent une attention particulière à l’évolution de la situation politique en République démocratique du Congo avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

Le CNSA a enfin exhorté la population à rejeter toute forme de violence et a réaffirmé son soutien à un dialogue national inclusif qu’il considère comme une voie privilégiée pour résoudre les crises politiques et sécuritaires que traverse le pays.

Mercredi 17 juin 2026 - 11:57