Par la Serge Mavungu
La 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola poursuit sa progression en République démocratique du Congo.
Selon le Rapport de situation n°36 publié par le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP RDC) et l’Institut national de santé publique (INSP), 23 nouveaux cas confirmés, dont deux décès, ont été enregistrés le 19 juin 2026 dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Les nouvelles contaminations se répartissent dans plusieurs zones de santé, notamment Mongbwalu (11 cas), Bunia (6), Nyankunde (2) et Rwampara (2) en Ituri, ainsi que Katwa (2) au Nord-Kivu. Les deux décès confirmés ont été signalés dans la province de l’Ituri.
Le rapport fait également état de 12 patients déclarés guéris après avoir obtenu des tests de contrôle négatifs, une évolution encourageante dans la riposte contre l’épidémie.
Depuis le début de cette 17ᵉ flambée, 956 cas confirmés ont été recensés dans les trois provinces touchées : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Le bilan fait état de 247 décès, soit un taux de létalité de 25,8 %. Par ailleurs, 361 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 92 personnes ont été officiellement déclarées guéries.
Les autorités sanitaires signalent également 162 décès parmi les cas suspects du jour, dont les circonstances font encore l’objet d’investigations afin de déterminer s’ils sont liés à Ebola. Le taux de suivi des contacts est estimé à 69,3 % pour l’ensemble des trois provinces concernées.
Le rapport souligne que l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie.
Cette province, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud, est confrontée depuis plusieurs années à une crise humanitaire marquée par les conflits armés, les déplacements de populations et une forte mobilité liée aux activités minières artisanales, des facteurs qui compliquent les efforts de riposte.
Dans ce contexte, une session de travail réunissant la délégation ministérielle nationale, le gouverneur de province et le Système de gestion de l’incident Ebola (SGI MVE) s’est tenue afin d’évaluer les activités de riposte et de renforcer la coordination des interventions.
Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette 17ᵉ épidémie est causée par le Bundibugyo ebolavirus et continue de mobiliser les autorités sanitaires nationales ainsi que leurs partenaires pour limiter la propagation de la maladie et améliorer la prise en charge des patients.