Par Prosper Buhuru
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) engagées dans les opérations Sukola 2 Sud ont annoncé, dans un communiqué, avoir repris le contrôle de plusieurs positions stratégiques dans les hauts et moyens plateaux du territoire de Fizi, au Sud-Kivu. L'armée affirme également que des bombardements attribués à des drones de l'armée rwandaise ont fait au moins 18 morts parmi les civils.
Selon le communiqué signé par le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, les opérations militaires se poursuivent « avec détermination » pour défendre l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
Les FARDC indiquent qu'après le repli temporaire de certaines de leurs unités à la suite d'affrontements, une contre-offensive a permis de reprendre les positions de Kimete, Wihene et Kashamata. L'armée affirme que les éléments de la coalition AFC/M23-Twirwaneho-RDF-Red Tabara ont été contraints de se replier vers Rugezi et Bigaragara, au sud de Minembwe.
Dans le même communiqué, les FARDC accusent cette coalition d'être responsable d'attaques contre les populations civiles. Elles soutiennent que des drones TB2 et TB3 de l'armée rwandaise ont bombardé le village de Bidjaga, à l'est de Point Zéro, ainsi que d'autres localités densément peuplées.
Le bilan provisoire communiqué par l'armée fait état de 18 civils tués et 15 blessés, parmi lesquels des femmes et des enfants. Les blessés seraient actuellement pris en charge au centre de santé de Kanguli.
Les FARDC qualifient ces bombardements de « graves violations du droit international humanitaire » et appellent les organisations internationales, les mécanismes de protection des droits humains ainsi que les partenaires de la RDC à condamner ces attaques et à documenter les responsabilités de leurs auteurs.
L'armée adresse par ailleurs un message de confiance aux populations des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira, assurant que les dispositions opérationnelles nécessaires sont prises pour renforcer leur protection, poursuivre les opérations de reconquête et rétablir progressivement l'autorité de l'État sur l'ensemble des zones concernées.