Par Gloire Balolage
L'épidémie d'Ebola continue de mobiliser les autorités sanitaires en République démocratique du Congo, où la situation demeure préoccupante dans plusieurs provinces. Selon les dernières données communiquées par l'Institut national de santé publique dans son rapport publié le 16 juillet 2026, le pays a enregistré au total 2 124 cas confirmés, dont 828 décès, depuis le début de cette flambée épidémique.
Les chiffres indiquent également que 390 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 725 patients restent en isolement ou hospitalisés dans les structures de prise en charge.
La maladie continue de toucher cinq provinces congolaises, à savoir l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. Au total, 46 zones de santé sont actuellement concernées par l'épidémie, selon les autorités sanitaires. Face à cette situation, les équipes de riposte poursuivent les opérations de surveillance, de détection des cas et de prise en charge des personnes affectées.
Le rapport de l'INSP fait état d'un taux global de létalité de 39 %, alors que les activités de suivi des contacts se poursuivent avec un taux estimé à 80,3 %. Les autorités expliquent que ces données ont été actualisées après un travail de nettoyage et d'harmonisation de la base de données DHIS2, prenant en compte les informations issues des zones de santé, des laboratoires ainsi que des centres de traitement.
L'Ituri demeure la province la plus touchée par cette épidémie et reste considérée comme l'épicentre de la maladie. Dans cette partie du pays, les équipes sanitaires ont renforcé la recherche active des cas dans plusieurs zones de santé, notamment Bunia, Nizi, Rwampara, Mongbwalu, Lita, Damas, Kilo, Mahagi et Nia-Nia. Ces interventions se poursuivent malgré les difficultés liées au contexte sécuritaire dans certaines zones.
Au Nord-Kivu, la riposte affiche également des résultats encourageants en matière de surveillance. Les autorités sanitaires rapportent un niveau élevé dans l'investigation des alertes, avec un taux de 93,9 %, tandis que le suivi des contacts atteint 91,7 %. Ces performances témoignent des efforts engagés pour identifier rapidement les cas suspects et limiter la propagation du virus.
Dans la province du Sud-Kivu, une évolution positive est également signalée. La zone de santé de Miti-Murhesa a franchi le cap de 50 jours sans nouveau cas confirmé, une situation qui laisse entrevoir une amélioration progressive de la situation épidémiologique dans cette partie du pays. Les autorités sanitaires restent toutefois prudentes et maintiennent les mesures de surveillance afin d'éviter toute résurgence.
Par ailleurs, la prise en charge des malades se poursuit dans les différentes structures sanitaires. En Ituri, 13 nouveaux patients ont été déclarés guéris, tandis que les centres de traitement continuent de bénéficier d'un appui logistique comprenant notamment des intrants médicaux, des véhicules et des ambulances pour soutenir les opérations sur le terrain.
Malgré les avancées enregistrées dans certaines zones, l'épidémie d'Ebola demeure un défi majeur pour le système sanitaire congolais. Les autorités et les équipes de riposte poursuivent ainsi leurs efforts pour renforcer la surveillance, améliorer la prise en charge des patients et interrompre les chaînes de transmission dans les provinces encore affectées.