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Ebola Bundibugyo en RDC : l’OMS fixe un objectif de six mois pour éteindre le virus malgré une propagation rapide

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Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus [photo d'illustration]
Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, les autorités sanitaires internationales intensifient leur stratégie. Lors d’une réunion tenue mercredi 12 août 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dévoilé une feuille de route ambitieuse. L’institution onusienne entend stopper la courbe ascendante des contagions d’ici trois mois et ambitionne d’interrompre définitivement la transmission du virus sur le territoire congolais dans un délai de six mois.

Ce calendrier constitue, selon nos confrères de RFI, le scénario optimal envisagé par les experts de santé publique, bien que sa concrétisation se heurte à des dynamiques de terrain particulièrement complexes. L’OMS souligne en effet que la progression du virus demeure hétérogène selon les zones géographiques. L’évolution de l’épidémie ne suit pas le même rythme d’une localité à l’autre, à l’instar de la situation observée dans la province de l’Ituri.

La rapidité de propagation de cette vague épidémique dépasse celle enregistrée lors des précédentes résurgences. Dr Abdurahman Mahamud, directeur des opérations d’alerte et de riposte aux urgences sanitaires à l’OMS, a apporté des éclaircissements sur ces disparités régionales. Selon lui, des entités comme Bunia, le centre de l’Ituri, ou la zone de santé de Rwampara n’ont pas encore franchi leur pic d’infection.

À l’opposé, les secteurs où les premiers cas sont apparus il y a cinq à sept mois, comme le territoire de Mongbwalu, montrent désormais des signes de décélération. Dans cette zone, le taux d’occupation des lits dans les structures de prise en charge est redescendu entre 20 % et 30 %. Dr Mahamud a toutefois prévenu que tant que les foyers de transmission actifs du Grand Bunia ne seront pas maîtrisés, de nouvelles vagues d’infection continueront de se manifester.

Afin de structurer les efforts d’intervention, l’OMS ajuste son plan de réponse sous la coordination du gouvernement congolais, sur une période initiale de six mois. Ce calendrier correspond à un scénario modéré. Le responsable des urgences sanitaires a néanmoins précisé que, dans l’éventualité d’une dégradation de la situation, les prévisions les plus défavorables indiquent que l’épidémie pourrait se prolonger sur une durée de neuf à douze mois.

La réussite de cet objectif repose en grande partie sur l’adhésion des populations locales aux mesures de prévention. Dr Abdurahman Mahamud a rappelé l’avertissement du directeur général de l’OMS : l’absence d’engagement et de collaboration des communautés compliquerait lourdement les opérations de riposte sur le terrain.

En tirant les leçons du passé, l’organisation souhaite éviter à tout prix la répétition des crises sanitaires antérieures. Les représentants de l’OMS ont notamment fait référence à une précédente épidémie qui avait duré plus de deux ans en raison d’un contexte sécuritaire dégradé, réaffirmant leur volonté d’interrompre la chaîne de transmission actuelle d’ici six mois, en étroite collaboration avec les autorités congolaises.

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Jeudi 13 août 2026 - 20:10