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Ebola en RDC : l’ONU débloque 30,5 millions de dollars supplémentaires face à une épidémie « sans précédent »

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Le sous-secrétaire de l'ONU aux affaires humanitaires, Tom Fletcher [photo d'illustration]
Le sous-secrétaire de l'ONU aux affaires humanitaires, Tom Fletcher [photo d'illustration]

Par Prosper Buhuru

L’Organisation des Nations unies renforce d’urgence sa réponse à l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Face à une propagation jugée extrêmement rapide et à un bilan dépassant désormais 2 000 morts, le chef humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, annonce une nouvelle série de mesures destinées à accélérer la riposte.

À l’issue d’une réunion d’urgence du Comité permanent interorganisations, les dirigeants des principales organisations humanitaires internationales ont convenu d’intensifier leur action collective afin d’empêcher le virus de prendre davantage d’avance sur les capacités de réponse.

Selon Tom Fletcher, l’épidémie constitue actuellement la flambée d’Ebola à la croissance la plus rapide jamais enregistrée. Il rapporte également une mise en garde du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, selon laquelle cette épidémie pourrait devenir la plus meurtrière.

Pour soutenir les opérations, l’ONU annonce l’allocation de 30,5 millions de dollars supplémentaires provenant du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF). Ce financement vient s’ajouter aux 24 millions de dollars déjà mobilisés pour la RDC et quatre pays voisins afin de faire face à l’épidémie.

L’effort international bénéficie également de près de 300 millions de dollars de contributions de bailleurs internationaux, tandis que la présence humanitaire sur le terrain est renforcée. Vingt membres supplémentaires du personnel ont notamment été déployés dans les zones affectées.

Le plan d’intensification de la réponse repose principalement sur la protection des vies et l’augmentation des capacités opérationnelles. L’ONU prévoit notamment de doubler le nombre d’équipes chargées des enterrements sûrs et dignes, de tripler les capacités de traitement, d’améliorer la recherche et le suivi des contacts et de déployer davantage de responsables expérimentés.

La réponse humanitaire doit également prendre en compte les besoins essentiels des populations touchées, notamment en matière d’eau, d’hygiène, de soins de santé et d’autres services de base.

Tom Fletcher estime toutefois que les progrès réalisés depuis l’activation, début juin, du dispositif humanitaire renforcé restent insuffisants au regard de la vitesse de propagation du virus. Il appelle ainsi la communauté internationale à accroître rapidement son soutien.

« Plus de 2 000 personnes sont déjà mortes. Beaucoup d’autres sont en danger », alerte le chef humanitaire de l’ONU, qui appelle le monde à intensifier sa mobilisation avant que l’épidémie ne progresse davantage.

Vendredi 14 août 2026 - 22:06