Par la Rédaction
Dans le cadre des festivités marquant le premier anniversaire du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, également connu sous le nom de « Grand Tambour », une série d'activités sont retenues, à Kinshasa, notamment la prestation scénique de l’artiste-chanteur de renom Sam Mangwana, le 11 décembre 2025, à la salle de spectacle du Grand Tambour.
C'est dans ce cadre qu'une autre confrère de presse a été organisée mardi 09 décembre 2025, au siège du Grand Tambour.
L’artiste-chanteur a promis un spectacle de haute facture, tout en assurant que le public qui fera son déplacement à ce concert ne sera pas déçu par cette grande soirée placée sous le signe de la mémoire et de la célébration musicale.
Évoquant son parcours exceptionnel, Sam Mangwana a souligné la singularité de son apprentissage auprès des figures fondatrices de la Rumba. « Je suis le seul qui a fréquenté les grands artisans de ce grand style de la rumba. Là, je vais parler de Grand Kallé, Docteur Nico Kasanda, Franco, Bombenga, Johnny Bokelo, Rochereau Tabu Ley et d'autres que j'ai fréquentés », a-t-il déclaré, rappelant sa proximité avec ces légendes.
Pour lui, cette filiation directe impose une responsabilité : celle de transmettre ce qu’il a reçu. « Pour moi, être maître, c'est que je dois transmettre. Je dois transmettre absolument ce que j’ai reçu de ces grands aînés de la rumba congolaise », a expliqué l’artiste.
Malgré son âge et sa longue carrière, Sam Mangwana affirme se considérer comme un « jeune artiste » au regard de l’initiation exceptionnelle dont il a bénéficié. « Vous voyez que dans la rumba congolaise, je suis un jeune artiste, un jeune qui a déjà cela. À cet âge-là, je me considère comme un jeune artiste, mais avec une initiation qui est si unique à connaître, à subir chez le grand maître de la rumba », a-t-il confié.
L’artiste dit aujourd’hui vouloir mettre cette connaissance au service des nouvelles générations, afin de perpétuer l’histoire de la Rumba congolaise. « Je crois que c'est mon devoir actuellement d'essayer d'utiliser ce que j'ai comme connaissance pour transmettre aussi aux jeunes générations qui montent, afin de continuer l'histoire de cette rumba », a-t-il affirmé.