Par Gloire Balolage
Le président du Sénat de la République démocratique du Congo, Jean-Michel Sama Lukonde, est arrivé, à Lusaka, tard dans la soirée de lundi 31 août 2026, pour représenter le chef de l'État Félix Tshisekedi, à la cérémonie d'investiture du président zambien Hakainde Hichilema. Cette cérémonie, prévue ce mardi 1 septembre, marque le début du second mandat du président zambien ainsi que l'entrée en fonction de la vice-présidente élue, Mutale Nalumango.
À son arrivée à Lusaka, le président du Sénat congolais a été accueilli à sa descente d'avion par plusieurs personnalités congolaises. Parmi elles figuraient l'ambassadeur de la RDC en Zambie, Bapaga Tepupileka Serge Didier, ainsi que les gouverneurs du Haut-Katanga et du Lualaba, Martin Kazembe et Fifi Masuka.
La présence des gouverneurs de ces deux provinces n'est pas anodine dans le contexte de cette arrivée en Zambie, celles-ci étant deux provinces congolaises frontalières de ce pays. Leur présence aux côtés de la représentation diplomatique congolaise a marqué l'accueil réservé au président du Sénat à son arrivée dans la capitale zambienne.
Des députés nationaux et provinciaux ont également pris part à cet accueil. À leurs côtés se trouvaient des représentants de la communauté congolaise vivant en Zambie, venus accueillir le responsable de la Chambre haute du Parlement de la RDC.
Hakainde Hichilema a été réélu président de la Zambie à l'issue de l'élection présidentielle du 13 août 2026, obtenant 2 965 326 voix, soit un peu plus de 60 % des suffrages valablement exprimés. Il a devancé son principal adversaire, Brian Mundubile, qui a obtenu 1 856 217 voix. La Commission électorale de Zambie a officiellement annoncé sa victoire le 18 août 2026, lui permettant ainsi de décrocher un second mandat de cinq ans.
Hichilema dirige la Zambie depuis août 2021. Il avait remporté sa première élection présidentielle en battant le président sortant Edgar Lungu, mettant fin au règne du Front patriotique. Son premier mandat a notamment été marqué par des mesures de restructuration de la dette et des efforts de stabilisation macroéconomique. Avec sa réélection en 2026, Hichilema est appelé à rester à la tête du pays jusqu'en 2031.