Par la Rédaction
Douze mois après sa prise de fonction, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, assume une méthode : rapprocher l'État des victimes et rendre les droits humains tangibles sur tout le territoire.
Un exercice de redevabilité mené dans un contexte particulièrement lourd, marqué par l'aggravation de la crise sécuritaire dans l'est de la RDC.
RÉVEILLER L'ÉTAT DANS LES PROVINCES
Premier chantier, et le plus visible : la redynamisation des divisions provinciales des Droits humains. Longtemps coquilles vides, elles redeviennent le premier rempart du citoyen.
Le ministère a lancé un vaste programme de construction, rénovation et équipement à Mbuji-Mayi, Kananga, Matadi, Kenge, Bunia et Mbandaka.
Objectif : doter chaque province d'une sentinelle capable d'assurer veille, alerte, médiation et accompagnement des populations. En parallèle, les chefs de divisions et agents ont bénéficié d'un renforcement de capacités pour un suivi de terrain plus efficace.
JUSTICE TRANSITIONNELLE : PLACER LA VICTIME AU CENTRE
Deuxième axe fort : la justice transitionnelle.
Au-delà des discours, le ministère est passé à l'action avec l'identification des victimes de violations graves dans les provinces accessibles. Un travail mené en complémentarité avec le FONAREV (Fonds national de réparation des victimes).
La doctrine Mbemba Kabuya repose sur quatre piliers indissociables :
1. La vérité ;
2. Les poursuites judiciaires ;
3. La réparation ;
4. Les garanties de non-répétition.
Une approche holistique pour restaurer la dignité et jeter les bases d'une réconciliation nationale durable.
UNE ADMINISTRATION DE PROXIMITÉ
Troisième rupture : l'accessibilité. Le ministère se veut une maison ouverte à toutes les victimes, sans distinction : femmes, hommes, travailleurs, consommateurs, personnes vulnérables.
Chaque cas est reçu, accompagné, orienté vers la médiation ou les instances compétentes.
LE GRAND CHANTIER DE LA TRANSVERSALITÉ
La force du modèle Suminwa II est la synergie. Le ministère des Droits humains ne travaille plus en silo.
Il agit en étroite collaboration avec le ministère du Genre, Famille et Enfant et celui des Affaires sociales et Solidarité nationale.
Concrètement :
- Les rapports de violations alimentent les plaidoyers humanitaires ;
- Les alertes terrain déclenchent les interventions d'urgence (abris, soins, eau) ;
- Le Genre prend le relais pour les femmes victimes de violences et les enfants en rupture.
C'est une chaîne de protection complète : du signalement à la réparation, du soin psychosocial à la réinsertion socio-économique.