An 1 Gouvernement Suminwa II : Micheline Ombae, la protection des femmes et des enfants au cœur de l'action

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Micheline Ombae, ministre du Genre, Famille et Enfant
Micheline Ombae, ministre du Genre, Famille et Enfant

Par la Rédaction

Protection, données, réformes. La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae, a présenté un bilan d'un an qui tranche : moins de discours, plus de structures.

Un bilan placé sous le signe de la redevabilité, mais surtout de la transversalité avec deux piliers du social : les Affaires sociales d'Ève Bazaiba et les Droits humains de Samuel Mbemba Kabuya.

DES CHIFFRES FIABLES POUR AGIR JUSTE

Première rupture : on ne gouverne plus à l'aveugle. Le ministère a finalisé et publié l'Enquête nationale sur les violences basées sur le genre (VBG). Pour la première fois, l'État dispose de données fiables pour orienter les interventions et cibler les victimes là où elles sont.

En parallèle, Micheline Ombae a réuni les ministres provinciaux et chefs de division du Genre dans des forums nationaux. Objectif : harmoniser la politique sur tout le territoire. Le Genre n'est plus une affaire de Kinshasa.

Les Centres intégrés de services multisectoriels (CISM) sont redynamisés.

Quatre centres sont pleinement opérationnels à Kinshasa : Ngaba, Ngaliema, Limete et Kitambo. D'autres sont déployés en provinces.

Leur force ? Une prise en charge totale et gratuite en un seul lieu : médicale, psychosociale, juridique, judiciaire, puis réinsertion scolaire, sociale et économique. La victime n'est plus ballottée d'administration en administration.

DES RÉFORMES STRUCTURELLES, PAS DES MESURETTES

Micheline Ombae a lancé quatre chantiers majeurs :

1. La Politique nationale de l'enfant : un cadre unique qui fédère enfin tous les acteurs de la protection de l'enfance.

2. Le Parlement des enfants : son institutionnalisation est en cours. Donner la parole aux enfants.

3. L'autonomisation des femmes : actualisation de la stratégie de participation politique et création de stratégies d'autonomisation économique, notamment agricole.

4. La masculinité positive : une stratégie inédite pour impliquer les hommes dans la lutte contre les VBG. On ne protège pas les femmes sans éduquer les hommes.

Pour les enfants en rupture familiale, les "Shégués", le ministère du Genre écoute, protège et cherche la famille. Mais dès qu'il faut un abri, un soin d'urgence, une assistance, c'est le ministère des Affaires sociales d'Ève Bazaiba qui prend le relais.

Avec les Droits humains de Samuel Mbemba Kabuya, c'est un tandem d'alerte : référencement des cas, plaidoyer, médiation et rapports qui alimentent la diplomatie humanitaire du Gouvernement.

Le Gouvernement Suminwa II a compris que protéger une femme violentée ou un enfant en rupture ne relève pas d'un seul ministère. C'est une chaîne.

Mardi 1 septembre 2026 - 08:01