Acte 2: Les ambitions électorales de Jules Alingete…

Catégorie
Image
Interview choc réalisée avec l'inspecteur, Jules Alingete
Interview choc réalisée avec l'inspecteur, Jules Alingete

Interview choc avec le flic financier atypique de Fatshi !

Par la Rédaction

Frais, malgré les réunions et séances de travail qui se sont succédées depuis 9 heures, Jules Alingete Key, chef de l'Inspection générale des finances (IGF) ne fait pas dans la langue de bois dans l'interview-choc qu'il accorde à Opinion-info.cd à 21h38' de ce mercredi 25 août 2022. Aucun sujet tabou: Rapport sur la Gecamines, ses ambitions présidentielles, les relations entre l'IGF et la Cour des comptes,.... Tout y passe avec à la clé des réponses d'une clarté éclatante, principale caractéristique de ce flic aux méthodes atypiques ayant permis au Trésor public d'échapper à la prédation. A n'en point douter, l’homme en qui Félix-Antoine Tshisekedi a fait confiance a un agenda tellement chargé qu'il n'y aura pas d'envieux. Fait curieux, le poids et l'intensité du travail n’entame ni la perspicacité ni la lucidité de celui que Kinshasa a baptisé « Kanga muyibi » en référence aux fils barbelés. C’est ce Jules Alingete qui a parlé en répondant pendant une demi-heure à nos questions. Il a tout dit. Interview !
 

Vos rapports d’enquête sont considérés comme de simples déclarations de bonne foi. Qu’en dites-vous ?

C’est de la part des personnes qui ne maîtrisent pas le fonctionnement d’un service de contrôle. Notre rôle, en tant que service de contrôle, c’est de mener des investigations, de produire des rapports qui sont mis soit à la disposition des autorités administratives pour prendre des sanctions administratives, soit à la disposition des autorités judiciaires pour prendre des sanctions judiciaires, soit aussi à la disposition de l’opinion pour en appeler à une réprobation sociale à l’encontre de ces bandits, criminels financiers qui mettent les intérêts de tout le monde à mal.

Savez-vous combien de gens ont été suspendus sur le plan administratif du fait du travail de l’IGF ? En 2021, combien de mandataires ont été suspendus par les ministres sectoriels dans les établissements publics et la ministre du Portefeuille dans les entreprises de l’Etat ? Nous avons enregistré plus de 20 suspensions des mandataires et c’est historique. Le Congo n’a jamais connu ça. C’est aujourd’hui avec la volonté politique du Chef de l’Etat que ces choses se font, que plus de 20 mandataires au cours d’une année ont été suspendus pour des actes de mauvaise gestion. Ça, il faut saluer. On ne peut pas dire que ce sont des déclarations de bonne foi. En 2021, combien de gens ont été devant la justice du fait des rapports de l’IGF ? Il y a des gens qui sont en prison et ceux qui sont condamnés à titre définitif sur base des rapports de l’IGF. Là où il n’y a pas encore de sanctions sur le plan administratif ou judiciaire, sachez que c’est un processus.

Sur 100 rapports produits, il y a au moins 60 qui ont eu des effets palpables en termes de sanction administrative et/ou judiciaire. Moi, je ne peux pas suivre des gens qui font des déclarations quelque peu infondées tout simplement dans le but de distraire l’opinion ou de nous distraire. Nous sommes imperturbables. Nous devons continuer à faire le travail que nous faisons dans l’intérêt de la République. Nous pensons que le travail est bien fait. Nous allons continuer à le faire et à redoubler d'ardeur pour que le Congo puisse avoir une place de dignité en matière de gestion publique.

Allez-vous postuler à la présidentielle de 2023 ?

Moi, Jules Alingete, j’ai toute ma fierté d’avoir été fonctionnaire de l’Etat pendant 34 ans et aujourd’hui haut fonctionnaire de l’Etat, Inspecteur général des finances, chef de service. C’est ce que je voulais dans ma carrière. Je n’ai besoin d’aucun mandat électif. Aucun. A quelque niveau que ce soit. Ça ne m’intéresse pas. J’ai horreur de cette classe politique que je ne rejoindrai jamais, parce que je ne partage pas la mentalité, les valeurs, les vertus de notre classe politique. Je reste Haut-fonctionnaire de l’Etat. Je fais ce que je peux faire pour mon pays. C’est suffisant. Je n’ai pas besoin d’un mandat électif. Beaucoup de gens qui ont parlé en ce sens seront bientôt ridicules quand ils ne me verront nulle part parmi les candidats députés provinciaux, les candidats députés nationaux, les candidats Président de la République, les candidats sénateurs. Euh !

Étiquettes