Par Prosper Buhuru
Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a annoncé, ce lundi 13 avril 2026, à Kinshasa, que la mise en œuvre de la facture normalisée pourrait générer entre 100 et 300 millions de dollars américains de recettes additionnelles pour l’exercice budgétaire en cours.
S’exprimant lors d’un point de presse consacré notamment à l’entrée de la République démocratique du Congo sur les marchés financiers internationaux, le patron des finances publiques a présenté cette réforme comme un levier clé de mobilisation des ressources internes. Selon lui, la généralisation de la facture normalisée s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer la traçabilité des opérations économiques et à réduire les pertes fiscales.
Dans la même dynamique, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a mis en avant les efforts du Gouvernement pour rationaliser la dépense fiscale, évoquant des « décisions courageuses » déjà prises, notamment l’exclusion du secteur minier de certains mécanismes de structuration des prix. Une orientation qui, selon lui, a permis de réaliser des économies substantielles tout en réorganisant les bases de taxation.
Au-delà de la mobilisation des recettes, le ministre a insisté sur la nécessité de consolider le cadre macroéconomique du pays. Il a souligné que la stabilité économique demeure une condition essentielle pour attirer des investissements durables, dans un contexte où la RDC cherche à renforcer son positionnement sur la scène financière internationale.
« Il faut renforcer la stabilité du cadre macroéconomique. Cela constitue une condition sine qua non pour attirer les investisseurs », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant un retard accumulé par le pays dans ce domaine par rapport à d’autres économies.
Ces annonces interviennent dans un contexte marqué par la récente levée de fonds de la RDC sur les marchés internationaux, une opération qui, selon les autorités, traduit un regain de confiance des investisseurs. Dans cette perspective, la mobilisation accrue des ressources internes, combinée à une discipline macroéconomique renforcée, apparaît comme un pilier central de la stratégie gouvernementale pour soutenir la croissance et financer les priorités nationales.