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Crise politique en RDC : Moïse Katumbi appelle Tshisekedi et Kabila à une solution concertée pour préserver la cohésion nationale

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Passation pacifique et civilisée du pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi [photo d’illustration]
Passation pacifique et civilisée du pouvoir entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi [photo d’illustration]

Par Gloire Balolage

Dans une interview accordée mercredi au média Deutsche Welle (DW), l’opposant congolais Moïse Katumbi est revenu sur la condamnation de l’ex-chef de l’État Joseph Kabila. Il estime qu’une telle décision constitue un mauvais signal pour le pays. Il évoque notamment une condamnation à mort visant l’ancien chef de l’État, ce qui, selon lui, soulève de sérieuses interrogations dans le contexte politique actuel.

Interrogé sur le déplacement de Joseph Kabila à Goma, l’opposant rappelle que cette ville fait partie intégrante de la République démocratique du Congo. Il insiste ainsi sur l’appartenance de Goma au territoire national, sans remettre en cause cet état de fait.

Dans ses déclarations, Moïse Katumbi appelle à une approche pacifique et estime que le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila devraient travailler ensemble afin de trouver une solution concertée, dans le but de préserver la cohésion nationale et la stabilité du pays.

« Ce que moi je sais, Goma, c’est en République démocratique du Congo. Moi, je crois que nous ne sommes pas des ennemis. Le chef de l’État aujourd’hui, le président de la République, c’est à lui d’harmoniser avec le président Kabila pour trouver une solution pacifique », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, l’opposant prévient que la coalition au pouvoir fait face à une opposition déterminée si elle tente de modifier la Constitution. Il annonce la poursuite et l’intensification des manifestations pour s’y opposer.

« Posez la question au peuple congolais ! D’abord, c’est un mauvais signal, condamner un ancien chef de l’État... condamner à mort. Et c’est le même président Kabila qui avait donné le pouvoir au président Tshisekedi en 2018. En 2023, aux élections, au lieu de faire une journée, on a changé pendant sept jours pour changer le résultat », a-t-il ajouté.

Le président d’Ensemble pour la République appelle également le président Félix Tshisekedi à éviter toute violence contre les manifestants et à ne pas suivre ce qu’il qualifie de mauvais conseillers. Il met en garde contre une gestion violente des contestations, estimant qu’elle pourrait avoir des conséquences durables sur l’avenir politique du pays.

Enfin, il insiste sur le fait que les décisions politiques actuelles doivent être prises avec prudence, dans un climat apaisé, afin de préserver la stabilité nationale et éviter toute aggravation des tensions politiques.

Mercredi 10 juin 2026 - 14:38