Par Prosper Buhuru
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a prononcé un message solennel, jeudi 05 février 2026, à l’ouverture du National Prayer Breakfast 2026, organisé dans la capitale américaine. Devant le Président des États-Unis Donald J. Trump, plusieurs chefs d’État et de Gouvernement ainsi que des leaders religieux et politiques, le chef de l’État congolais a placé son intervention sous le signe de la réconciliation entre les peuples et les nations.
Dans son mot de circonstance, Félix Tshisekedi a exprimé sa gratitude aux autorités américaines pour l’accueil réservé à sa délégation et aux organisateurs de cette rencontre spirituelle internationale, saluant une initiative qu’il a qualifiée de moment de communion au-delà des langues, des cultures et des intérêts géopolitiques. S’appuyant sur un verset biblique de l’Évangile selon Matthieu ; « Heureux ceux qui procurent la paix » ; le Président congolais a exhorté les dirigeants présents à devenir des artisans actifs de paix dans un monde marqué par les conflits, les fractures et les injustices.
Évoquant les blessures laissées par l’histoire, les murs dressés par l’orgueil et la méfiance entre nations, Félix Tshisekedi a plaidé pour des politiques fondées sur la justice, la dignité humaine et la liberté. Il a rappelé que chaque être humain porte en lui une lumière intérieure qui fonde sa valeur et appelle au respect, indépendamment des différences culturelles ou religieuses.
Le chef de l’État a également attiré l’attention de l’assemblée sur les drames vécus loin des cercles de décision : victimes des guerres, réfugiés, déplacés, enfants privés d’avenir, populations confrontées à la misère et aux inégalités. Pour lui, ces réalités doivent demeurer un appel permanent à des choix politiques courageux, orientés vers l’équité, la protection de la vie et la restauration de l’espérance.
Félix Tshisekedi a enfin souhaité que le National Prayer Breakfast ne se limite pas à un rituel protocolaire, mais qu’il débouche sur des engagements sincères et concrets, capables de répondre avec lucidité, courage et solidarité aux défis contemporains. Concluant son message par une prière chrétienne, il a invoqué la paix comme fondement d’un ordre mondial plus juste et plus humain.