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Meurtre de Karine Buisset : un député français interpelle son Gouvernement sur ses responsabilités dans la guerre d’agression rwandaise dans l’est de la RDC 

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Karine Buisset, humanitaire française tuée à Goma dans le Nord-Kivu
Karine Buisset, humanitaire française tuée à Goma dans le Nord-Kivu

Par Patrick Kitoko 

Une humanitaire française a été tuée en République Démocratique du Congo, lors de bombardements visant la ville de Goma. Elle intervenait auprès de populations touchées par les violences dans l’Est du pays, où les combats se sont intensifiés ces derniers mois.

Selon plusieurs sources humanitaires, la victime travaillait au soutien des civils déplacés par les affrontements opposant les forces congolaises et le groupe armé AFC/M23. Cette rébellion, active dans le Nord et Sud-Kivu, est régulièrement accusée par Kinshasa et par plusieurs organisations internationales de bénéficier d’un soutien du Rwanda, bien que contesté par Kigali.

La mort de la ressortissante française a suscité de vives réactions politiques à Paris. Sur son compte X, le député Aurélien Taché a interpellé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avec une série de questions.

L’inaction de la France face au Rwanda a coûté la vie à notre compatriote ”, a déclaré l’élu, pointant l’absence de sanctions françaises face aux accusations visant Kigali dans le conflit congolais. Il a demandé au Gouvernement quelles mesures la France comptait prendre.

Quelles sanctions la France va-t-elle enfin prendre ? ”, a-t-il interrogé, appelant à une réponse diplomatique plus ferme face à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

La situation dans cette région frontalière reste particulièrement instable. Les combats entre la coalition AFC/M23 et l’Armée congolaise ont provoqué des déplacements massifs de population et aggravé une crise humanitaire déjà critique. Les organisations internationales et les ONG alertent régulièrement sur les risques encourus par les civils et les travailleurs humanitaires dans les zones de combat.

Pour l’heure, les autorités françaises n’ont pas encore annoncé de mesures spécifiques à la suite de la mort de l’humanitaire. La question de la responsabilité et de la réponse diplomatique française pourrait toutefois être au cœur des prochains débats politiques.

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Mercredi 11 mars 2026 - 16:47